Education en matière de VIH et SIDA

© UNESCO

L’UNESCO promeut une éducation de qualité pour une réponse plus efficace au VIH. La réponse de l’UNESCO au VIH et au SIDA s’effectue dans le cadre des objectifs de l’Education pour tous (EPT) et la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2001. Ses activités visent à faire progresser l’accès universel aux programmes de prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien.

L’UNESCO s’acquitte de ses responsabilités dans le cadre de la répartition des tâches de l’ONUSIDA. C’est ainsi qu’en sa qualité de chef de file pour la prévention du VIH chez les jeunes dans les établissements d’enseignement et à la requête des ministères en charge de l’éducation des pays d’Afrique centrale, le Bureau régional de Yaoundé contribue au renforcement des capacités des pays à fournir des réponses éducatives au VIH et au SIDA qui soient globales, efficaces et durables et encourage le développement des stratégies communes d’intervention inclusives, avec une attention particulière aux jeunes en milieu scolaire et extra-scolaire.

A ce titre, depuis octobre 2008, les Ministres en charge de l’éducation de la CEMAC ont endossé, avec l’appui du bureau régional, une déclaration commune d’engagement à conjuguer leurs efforts pour l’application effective des programmes harmonisés d’éducation au VIH et SIDA dans leurs systèmes scolaires aux niveaux du primaire, du secondaire et du normal. L’objectif étant de contribuer, d’ici 2015, à la réduction de 50 % du pourcentage de nouveaux cas du VIH parmi les élèves, les enseignants et les autres personnels éducatifs.

Pour ce faire, la formation des enseignants à l’éducation au VIH et sida et à l’utilisation des outils curriculaires disponibles est prioritaire et urgente pour l’atteinte des jeunes qui représentent dans le monde, 2 nouvelles infections sur 5 parmi les adultes et dont moins de 40% ont une connaissance de base du VIH. Compte tenu de leur nombre, de leur enclavement géographique, du coût de la formation présentielle et de l’option d’harmoniser les contenus et les formats de formation, l’enseignement à distance utilisant les technologies de l’information et communication, recommandé en 2004 par les Ministres en charge de l’Education de la CEMAC, est exploité pour réaliser dans un délai et à des coûts raisonnables le renforcement des capacités de l’ensemble des enseignants de la sous-région dans le domaine de l’éducation au VIH et de l’éducation sexuelle d’Afrique centrale sur ces thématiques essentielles.

Dans cette logique, deux modalités de formation des enseignants sont promues et développées avec les structures d’encadrement pédagogique des enseignants des Ministères en charge de l’éducation en étroite collaboration avec les Ministères de la santé, les partenaires techniques et financiers, les médias de masse, sur financement du Gouvernement japonais, de l’ONUSIDA et de l’OFID. Il s’agit de l’autoformation des enseignants selon deux modalités selon la disponibilité ou non de l’électricité ; la formation avec des didacticiels sous-forme de Cdrom interactif pour les enseignants des écoles dotées d’électricité et de la formation à distance par le biais des émissions radiophoniques éducatives pour les écoles non électrifiées.

 

L’état de santé est un facteur clé de résultat en termes d’éducation et d’apprentissage. Dans le cadre de l’éducation formelle, des activités post et périscolaire (non formelles)  et de la communication à travers les médias de masse, l’appui du bureau régional de Yaoundé au dix pays de la région vise l’amélioration de l’état de santé et du bien-être par le développement des compétences pour la vie par la communauté éducative. 

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