Patrimoine, tradition et créativité pour un développement durable en Mauritanie

Le programme vise à développer une approche méthodologique qui permettrait aux acteurs culturels de conjuguer leurs efforts et de coordonner leurs actions afin de renforcer les capacités des professionnels de la culture dans la perspective de faire de la richesse culturelle du pays un moteur pour le développement.

Il implique l’évaluation de l’impact des traditions et des valeurs culturelles sur le développement et s’efforce d’introduire le changement nécessaire au niveau des attitudes qui permettrait d’encourager les populations à appuyer les programmes de développement et de former en conséquence les directeurs culturels ainsi que les responsables des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises dans le secteur de la culture.

Le programme assure également la promotion de la création et de la distribution de produits et services culturels en renforçant la gestion du patrimoine ainsi que les ressources et les capacités de conservation, tout en favorisant la conception d’activités génératrices de revenus dans ce secteur.

Dans ce contexte, le tourisme culturel apparaît comme un formidable moteur pour propulser cette dynamique. Le programme donne la priorité aux activités pilotes susceptibles d’être reproduites par les autorités. La durée du programme est de 36 mois. (2009-2012)

Le programme prévoit le développement d’actions intersectorielles faisant intervenir différentes agences du Système des Nations unies, l’UNESCO, l’UNFPA, le PNUD, aux côtés des ministères et départements concernés, le secteur privé et la société civile. L’UNESCO est désignée en tant qu’agence leader. Le programme intervient principalement dans trois régions : Adrar, Assaba et Nouakchott.

Il s’inscrit dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) et le Plan Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement 2009-2010 (UNDAF) en appui aux priorités et politiques nationales. Dans son architecture initiale, le programme visait l’obtention de quatre résultats stratégiques, à savoir :

  • L’état du potentiel de développement des produits et services culturels est identifié et les modalités d’intervention et de coordination sont définies, et prennent en compte la dimension genre
  • Les capacités nationales à créer et à promouvoir des entreprises culturelles sont renforcées.
  • Les capacités et les moyens de gestion, de conservation et de valorisation du patrimoine culturel sont renforcés au niveau national et local
  • Autour du patrimoine culturel, des activités génératrices de revenus sont développées, expérimentées et diffusées

Au stade actuel, outre la réalisation d’une série d’études portant sur l’identification des partenaires potentiels et des sites répondant aux critères d’éligibilité à l’appui, les résultats atteints par le programme sont :

  • Impact des valeurs culturelles sur le développement mieux connu
  • Début de changement de mentalités en faveur du tourisme culturel
  • Des programmes de formation ont été élaborés en fonction des besoins exprimés de façon participative dans les domaines du tourisme culturel
  • Des cadres des secteurs bénéficiaires ont été formés dans le domaine de la programmation et du SE des projets
  • Un document de politique culturelle est en voie de finalisation
  • Une méthodologie d’inventaire du patrimoine culturel est élaborée
  • Des techniciens formés,
  • Capacités de la direction du patrimoine culturel renforcées
  • Système National des Trésors Humains Vivants est renforcé.
  • Capacités des associations et des artistes locaux sont renforcées pour l’organisation de manifestations culturelles d’envergure associées à des expositions de produits artisanaux et culinaires (festivals Atar et Kiffa)
  • Des produits artisanaux porteurs ont été identifiés, des formations assurées au profit des professionnels et des supports promotionnels produits et diffusés

La revue annuelle intervenue au mois de mai 1010, les recommandations de l’évaluation à mi-parcours réalisée au mois de septembre, l’expérience acquise au cours de la première année ,ainsi que la demande formulée par la partie nationale d’opérer quelque recadrage visant à une plus grande concentration des activités du programme ont amené son comité de gestion, dans un souci de réalisme à réduire le nombre d’activités sans affecter de façon significatives les résultats recherchés. Le plan d’amélioration élaboré s’articule autour des axes suivants :

  • Prise en compte de nouveaux besoins qu’exige la mise en œuvre du programme dans les délais prévus ;
  • Plus grande concentration thématique et géographique
  • Focalisation sur les OMD 1 et 3 ;
  • Ciblage plus précis des zones et des bénéficiaires du programme ;
  • Identification d’activités phares du programme :
  • Villages de la diversité culturelle ;
  • Activités liant culture et développement devant bénéficier de microcrédits
  • Programmation d’un volet communication pour assurer la visibilité du programme, renforcer son appropriation par les différents partenaires et diffuser ses résultats.
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