Etats généraux de la recherche et de la formation sur le genre au Maroc

Quel devenir pour les formations en Genre ? Les recherches sur le Genre sont-elles vouées à rester dans les marges invisibles de la production du savoir ? Les universitaires qui travaillent sur les questions de genre au Maroc, conviés largement et réunis, très nombreux, aux « Etats Généraux de la recherche et de la formation sur le Genre » les 16 et 17 avril 2015 à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (Ain Chock) de l’Université Hassan II de Casablanca font le constat d’une urgence à faire connaître et reconnaître leurs compétences, l’utilité sociale de leurs recherches et leurs résultats, souvent ignorés du grand public, des médias et non pris en compte dans les politiques publiques.

Forts de ces constats alarmants, les universitaires réunis lors des Etats Généraux, associés aux institutions nationales, internationales et la société civile ont publié une Déclaration commune.

Les Assises du genre en Tunisie

En Tunisie, le concept du genre est de plus ensemble mobilisé par les chercheur(e)s et enseignant(e)s des universités. L’université est sans conteste l’organisme de la société le plus qualifié pour produire des connaissances scientifiques à même de faciliter la formulation de politiques publiques égalitaires. Cependant, malgré l’urgence des besoins, des filières ou formations genre existent-elles dans les universités tunisiennes pour accomplir ces tâches ? Si oui, comment sont-elles structurées et organisées ? 

Sous le patronage de Madame la Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, le CREDIF a organisé avec le soutien du Secteur des Sciences sociales et humaines de l’UNESCO, les premières Assises du Genre le mardi 1er Décembre 2015, sous le thème : "Genre : Où en sont la recherche et la formation académiques ?".

A cette occasion, les premiers résultats du travail d’état des lieux, réalisé conjointement par le CREDIF et l’UNESCO en 2015, ont été restitués afin de nourrir les débats et éclairer les défis qui restent à relever ensemble avec les universités et les responsables de l’enseignement supérieur. Les échanges subrégionaux au niveau Maghreb pourraient nourrir les échanges de bonnes pratiques de nature à améliorer le travail des universités dans les études genre.

Cet événement s’est aussi inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le genre lancé par les Nations unies à travers le monde.

 

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