Lancement d'une réflexion sur les enjeux de la bioéthique au Maroc

La recherche sur les cellules souches, les tests génétiques, le clonage : les progrès dans le domaine des sciences de la vie ont doté les êtres humains d’un nouveau pouvoir pour améliorer la santé et contrôler les mécanismes de développement de toutes les espèces vivantes. Les interrogations concernant les implications sociales, culturelles, légales et morales de ces progrès ont mené à l’une des discussions les plus significatives du siècle passé : dans quelle mesure l’humain peut-il légitimement et éthiquement générer ou déterminer la vie même des humains ? Un nouveau mot a été créé pour envelopper toutes les problématiques résultant de cette discussion relative à l’éthique dans les sciences de la vie : la « bioéthique ».

S’il est vrai que la bioéthique couvre de nos jours les questions d’éthique médicale, son originalité est d’aller bien au-delà de la déontologie propre aux diverses pratiques professionnelles concernées. Elle implique une réflexion sur les évolutions de la société, voire les équilibres mondiaux, induits par les développements scientifiques et technologiques liés à la détermination de la vie humaine.

Au Maroc, l’ensemble des facultés ont établi en leur sein des comités d’éthique en recherche biomédicale dont les compétences varient du technique propre au monde de la recherche biomédicale au sociétal au sens large. En 2015, l’UNESCO initie la réflexion autour de la thématique à l’occasion d’un atelier organisé en partenariat avec la Commission nationale marocaine pour l’éducation, la science et la culture. L’objectif est de consulter les praticiens, d’échanger les expériences et d’envisager collectivement les besoins et les priorités à traiter dans ce domaine au Maroc.

 

 

 

 

Cours de base de bioéthique – Section 1 : Syllabus programme d’éducation en éthique (Version FR / Version AR)

Retour en haut de la page