Dialogue Philosophique Sud – Sud


A travers un dialogue intellectuel Sud-Sud, l’UNESCO souhaite favoriser l’émergence de visions plurielles parmi les jeunes, en valorisant et en leur faisant connaître des traditions philosophiques jusque là mal connues, issues des sociétés du Sud (Afrique, États arabes, Asie et Pacifique, Amérique latine et les Caraïbes). Aussi, quel meilleur moyen pour cela que d’offrir des ressources pédagogiques solides pour une éducation à la diversité ?

Le projet Dialogue philosophique Sud-Sud a pour ambition de proposer un outil innovant et de qualité pour les jeunes de l’enseignement de niveau secondaire et supérieur, ainsi que dans le cadre de l’éducation non formelle. Il vise également à inspirer la création de réseaux entre les philosophes venant du Sud.

L’outil, intitulé Manuel de philosophie : une perspective Sud-Sud, dont la publication est prévue pour juin 2014, propose une analyse croisée mettant l’accent sur la multiplicité des méthodes utilisées par les savants de différentes cultures pour poser des questions philosophiques et pour tenter de les résoudre. Il est le résultat de la collaboration d’universitaires philosophes de renom, du réseau des Dialogues philosophiques interrégionaux Asie-Monde arabe, et Afrique-Amériques initiés par l’UNESCO.

Le Projet bénéficie d’un financement du Royaume d’Arabie Saoudite dans le cadre du Programme international Abdullah Bin Abdulaziz pour une Culture de la Paix et de Dialogue.

 

 

Coalition des Villes arabes contre le racisme

C’est dans un contexte de mondialisation et de progrès scientifique et technologique, et face à de nouvelles menaces de confrontations, d’exclusion et de discriminations, que la Coalition Internationale des Villes contre le Racisme a été lancée en 2004.

Cette initiative de l’UNESCO a été concrétisée suite aux recommandations adressées à l’UNESCO dans la Déclaration et le Programme d’Action adoptés à la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance (Durban, Afrique du Sud, 2001) et à la suite de l’adoption de la nouvelle Stratégie intégrée contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’intolérance par les Etats membres de l’UNESCO (32ème Conférence générale de l’UNESCO, 2003). La coalition a pour objectif de renouveler et renforcer le combat que mène l’UNESCO contre le racisme, les discriminations et l’exclusion. 

Ce projet ambitieux vise à mettre en réseau les villes intéressées par un échange d’expériences dans le cadre de leur lutte contre le racisme et les discriminations, dans le but d’améliorer leurs politiques publiques et mieux servir leur combat. Ce réseau de solidarité vise à offrir un véritable cadre d’échange et d’action commune en y associant divers partenaires locaux (ONG, universités, associations de défense des droits de l’homme, artistes, entreprises, autorités religieuses…).

Au Maroc, La Coalition des villes arabes contre le racisme et la discrimination, coalition régionale contre le racisme et les discriminations, a été lancée le 25 juin 2008 à Casablanca , ville lead de la Coalition.

Plus récemment, Le 6 mai 2016, S.E.M. Abdelaziz El-Omari, Président du Conseil de la ville de Casablanca, l’UNESCO/secteur des Sciences sociales et humaines, et la Commission Nationale marocaine pour l’UNESCO se sont réunis à la Marie de Casablanca pour préparer le processus de redynamisation de la Coalition. M. El-Omari a réitéré l’engagement de Casablanca dans son rôle de ville « chef de file » de cette Coalition, dont l’objectif est de mettre en réseau les villes engagées à travers un échange d’expériences dans le cadre de leur lutte contre le racisme et les discriminations. Cette réunion a été l’occasion de mieux définir les actions que la ville de Casablanca et l’UNESCO mèneront conjointement pour préparer la Conférence de redynamisation de la Coalition prévue en mars 2017.

La Coalition des villes arabes contre le racisme, la xénophobie, les discriminations et l’intolérance compte à ce jour 19 villes membres au Maroc (Casablanca, Rabat, Essaouira, Marrakech, Tanger), en Egypte (Le Caire, Alexandrie, Sharm El Sheikh), en Irak (Bagdad), au Liban (Beyrouth, Byblos, Ras el Metn, Tripoli, Zahle), en Mauritanie (Atar, Nouadhibou, Nouakchott, Zouerate), et au Qatar (Doha).

 

 

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