Déclaration au sujet de la contribution de la COI

© Paul Mauricio/Scripps Institution of Oceanography, UC San Diego

Le 4 juillet 2011, l’Assemblée Générale de la Commission Océanographique Intergouvernementale a adopté la déclaration ci-après (annexe à la Résolution XXVI-5 (.pdf), Préparation pour la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable de 2012).

Contribution spéciale de la COI au Développement Durable

La Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO est le seul organisme des Nations Unies spécialisé dans la recherche et de l’observation marine, la conservation et la protection des environnements marins et dans le développement des capacités. Elle s’acquitte de ces responsabilités depuis 50 ans.

La COI a appuyé les objectifs de la CNUED et du SMDD, notamment en développant et coordonnant un  système mondial d’observation de l’océan à destination de la société civile, dont le but est de prévoir les risques marins et côtiers, d’évaluer l’état et les changements de l’océan et de développer les capacités en sciences marines et gestion durable de l’océan et de ses ressources, tant au niveau local que national.

La COI de l’UNESCO contribue de façon essentielle au développement durable et à la résorption de la pauvreté, en participant au développement de recherches scientifiques fiables et rigoureuses, à la mise en place d’observations systématiques  ainsi qu’en développant des services fiables pour la gestion des activités humaines dans les zones marines et côtières.
La COI invite le processus préparatoire de Rio+20 à considérer les actions suivantes :

  • (i)     Prévenir et réduire les impacts des risques naturels en continuant d’améliorer les systèmes d’alarmes, ainsi qu’en développant des stratégies de préparation aux catastrophes naturelles concernant les menaces marines.
  • (ii)     Contribuer à la mitigation et à l’adaptation au changement climatique et aux variation climatiques en améliorant les connaissances scientifiques, en développant la résilience des communautés côtières vulnérables et en préservant les ressources et les services écosystémiques. 
  • (iii)     Préserver la santé des écosystèmes océaniques en renforçant l’effort de recherche au niveau mondial afin de comprendre et de protéger pleinement ces milieux ; de conserver la diversité biologique grâce à l’approche écosystémique et d’atténuer l’impact de menaces émergentes telle que l’acidification de l’océan.
  • (iv)     Promouvoir des politiques et procédures de gestion efficaces pour la durabilité de l’environnement marin et côtier et de leurs ressources en encourageant et aidant les nations qui développent des stratégies de gestion fondées sur les écosystèmes et en renforçant les mécanismes intergouvernementaux existant pour planifier et appliquer des stratégies de gestion de l’océan.

Pour étayer ce propos, la COI réitère le besoin énoncé dans le paragraphe 36 du Plan d’action de Johannesburg (Sommet Mondial sur le Développement Durable, 2002) d’accroitre l’observation de l’océan et des mers côtières et de trouver des mécanismes garantissant d’une part la réalisation de ces observations sur long terme, et un niveau indispensable de recherches et de connaissances scientifiques d’autre part.

La COI reconnaît l’importance de développer les capacités et le transfert de technologies pour atteindre une gouvernance et une gestion efficace de l’océan. La COI continuera donc à  promouvoir et à développer ces deux axes pour ses États Membres, et notamment pour l’Afrique, les PMA et les PIED, selon des modalités mutuellement convenues, pour leur donner les moyens, grâce aux connaissances et compétences nécessaires, de bénéficier et de gérer l’océan et les côtes d’une façon équitable et durable.

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