24.09.2014 - UNESCOPRESS

L’UNESCO met l’accent sur la science climatique lors du Sommet sur le climat à New York

© Jerzy SmyklaSummer sea ice

Le 23 septembre, dans le cadre du Sommet sur le climat lancé par le Secrétaire général de l’ONU, l’UNESCO a co-organisé la séance thématique dédiée aux sciences du climat, avec l’OMM et l’UNITAR.

Le sommet des Nations Unies sur le climat a réuni une centaine de chefs de gouvernements, aux côtés d’institutions de la finance, de l’économie et de la société civile pour donner un nouvel élan à la recherche de solutions aux défis posés par le changement climatique.

L'événement a été ouvert par les discours du Secrétaire général de l’ONU, le maire de New York M. Bill de Blasio, ainsi que l'ancien vice Président américain Al Gore et l'acteur Leonardo Di Caprio, suivi par les interventions de chefs d'Etat, dont le Président des Etats-Unis et le Président de la  France.  La Directrice générale de l’UNESCO a participé aux débats du Sommet.

Le Sommet a permis de concrétiser de nouveaux engagements de la part de nombreux participants. Par exemple, le Maire de New York M. Bill de Blasio a annoncé que New York s'est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 % d’ici 2050, tandis qu'une coalition de plus de 200 maires, représentant 400 millions de personnes, s’est engagée à signer une Convention des maires pour la réduction des émissions annuelles  de 12,4 à 16,4 %.

La session sur les sciences du climat a souligné la façon dont la science peut nourrir les mesures qui visent cet objectif, permettant une meilleure interface science - politique et soulignant la nécessité de prendre des décisions urgentes et étayées  par les découvertes scientifiques.

Présidée par les présidents de la Mongolie, S.E. M. Tsakhigiin Elbegdorj, et de la Guyane, S.E. M. Donald Ramotar, cette session de haut niveau a été traitée par Aleqa Hammond, le Premier ministre du Groenland (Danemark), Thomas Stocker, Co-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC), Julia Marton-Lefèvre, Directrice Générale de l'Union internationale pour la conservation de la Nature (UICN), et Barbara Frost, Directrice Générale de WaterAid.

Le Président de la Mongolie a ouvert la session en soulignant que "la science climatique est essentielle pour l'avenir de la planète - c'est pourquoi ce Sommet sur le changement climatique est une opportunité que nous ne pouvons pas manquer."

Cette intervention a été suivie d'un débat interactif sur les principales avancées de la science du climat les plus utiles pour la politique, ainsi que sur la façon de mieux exploiter les connaissances et l'information en vue d'éduquer et de responsabiliser les individus. Faire ce lien entre les résultats de la science et la politique est justement le rôle du Conseil consultatif scientifique pour le développement durable auprès du Secrétaire général de l'ONU, piloté par l'UNESCO, qui héberge son secrétariat.

Mme Hammond a rappelé l’importance de l’enjeu - «Nous vivons le changement climatique dans notre corps, dans notre esprit, dans notre pays tous les jours. » Mme Frost a montré l’impact de ces changements dans l’accès à l’eau  – « une action urgente est nécessaire pour 750 millions d'hommes et de femmes qui n'ont pas accès à l'eau potable. »

Le débat comprenait des interventions des participants du monde entier, y compris le Premier ministre de Tuvalu et John Holdren, Adjoint au président américain pour la science et la technologie ainsi le Professeur E. Kalnay, de l'Argentine, Membre du Conseil scientifique consultatif auprès du Secrétaire général de l’ONU.

Les intervenants ont souligné que l'accès à l’information scientifique de qualité, à l'information et aux services climatiques, sont essentiels pour l'action climatique efficace à long terme. Cela nécessite d'investir davantage pour améliorer la connaissance et pour réduire l'incertitude, grâce à une science plus solide et des liens plus étroits avec la politique.

La discussion a fait ressortir également que la base de connaissances pour l'action éclairée est déjà disponible pour guider les politiques et les décisions liés au climat, de l'échelle national à l'échelle locale - mais ce doit être exploité pleinement et nourri par tous les acteurs.

M. Stocker a déclaré que l'impact du changement climatique est clair et sans équivoque. La science montre clairement  les effets du réchauffement du système climatique, avec des changements sans précédent depuis des décennies, voire des millénaires, et que l'influence humaine en est la principale cause. Rester dans la limite d'élévation de température de 2 degrés Celsius internationalement reconnu - elle-même avec un impact profond - ne peut être réalisé que  grâce à une action urgente et ambitieuse de se déplacer vers des économies et des sociétés neutres en carbone. Une hausse plus élevée aura un impact énorme sur les écosystèmes planétaires.

Pour éviter les pires conséquences, il faudra des réductions substantielles et durables des émissions de gaz à effet de serre dès maintenant.

Mme Marton-Lefèvre a souligné l'importance du partenariat pour une action commune. "Nous avons besoin de la Science pour démontrer qu'elle est bonne pour la nature et pour les gens qui en dépendent», dit-elle.

Mme Hammond a tout dit, exprimant tout haut les pensées de tous :
«La réponse c’est la durabilité, la durabilité, la durabilité »

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Le Sommet précède la Conférence sur le changement climatique des Nations Unies sur la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui aura lieu entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015 (COP21) à Paris (France). La Conférence est une plate-forme pour les négociations intergouvernementales visant à la création d'un nouvel accord international sur le changement climatique, en gardant le réchauffement climatique en dessous de 2 ° C.

 




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