Un patrimoine suivi à la trace

© UNESCO/Prof. Abdulkarim

Les inventaires et archives des collections sont en cours de numérisation dans les musées syriens, afin de simplifier l’identification et l’enregistrement des pièces disparues. Par des témoignages, des photos et des vidéos, le public et les missions archéologiques nationales et étrangères aident à tenir à jour cette base de données. Toutes les informations ainsi rassemblées permettront d’opposer une réplique efficace à l’exportation illégale de biens culturels syriens.

La Convention de 1970

En dressant un inventaire aussi exhaustif que possible, la Syrie met en œuvre une mesure préventive destinée à réduire le risque de trafic illicite de biens culturels. Plusieurs articles de la Convention de 1970 de l’UNESCO affirment clairement qu’un bien culturel répertorié dans l’inventaire d’un musée est plus efficacement protégé contre le trafic. Par ailleurs, si une œuvre est ainsi identifiée, les dispositions concernant les restitutions entre États parties à cette Convention peuvent être appliquées et faciliter le retour de l’objet en question.

Musée national de Damas

Musée national de Damas © UNESCO/Prof. Abdulkarim

Mesures d’urgence

Depuis le début du conflit, de nombreux musées syriens s’emploient à réduire le risque de vol de patrimoine mobilier. Ceux notamment dont les bâtiments ont été endommagés, ont transféré leurs objets archéologiques dans des dépôts sécurisés. La protection des musées a également été renforcée par l’installation de systèmes d’alarmes supplémentaires et l’augmentation du nombre d’agents et de patrouilles de sécurité.

Cartographie numérique

Au niveau national, une équipe d’experts se consacre à la conception et au développement d’une carte numérique basée sur la technologie SIG (Système d’Information Géographique), afin de fournir une image détaillée du patrimoine culturel menacé et endommagé sur le terrain. Cette technologie leur permettra d’identifier quelles sont les priorités en termes d’entretien et de restauration de sites archéologiques et de musées détériorés par le conflit. Le système utilisé, qui répond aux standards internationaux, améliorera la coordination entre organisations nationales et internationales dans la réhabilitation post-conflit des sites et musées syriens.

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