Abdallah Daar, lauréat 2005

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a remis le Prix Avicenne d’éthique scientifique à Abdallah S. Daar, en présence de Mohammad Mehdi Zahedi, Ministre iranien des Sciences, de la Recherche et de la Technologie, le 14 avril 2006, au Siège de l’UNESCO à Paris.

Abdallah S. Daar a été choisi comme lauréat du Prix Avicenne d'éthique scientifique 2005 par le Directeur général de l'UNESCO sur recommandation d'un jury qui s'est réuni le 22 mars 2005 à Bangkok, Thaïlande. Le Prix vise à récompenser les activités de groupes ou d'individus dans le domaine de l'éthique scientifique.

Le Dr Daar, du Sultanat d'Oman, a occupé la Chaire de la Chirurgie à l’Université Sultan Qaboos, Sultanat d'Oman. Il est actuellement professeur de Sciences de la santé publique et professeur de Chirurgie à l'Université de Toronto, où il est aussi Directeur du Programme d'éthique appliquée et de biotechnologie, et Codirecteur du programme canadien sur la génomique et la santé mondiale au Joint Centre pour la bioéthique de l'Université de Toronto, et Directeur de l'éthique et de la politique au centre McLaughlin pour la médecine moléculaire.

Sa contribution significative à la recherche dans l'éthique de la science et des technologies couvre non seulement un grand éventail de questions, mais s'engage également en profondeur dans des questions qui sont au carrefour de la science, l'éthique, des technologies et de la société. La portée impressionnante de ses nombreuses publications dans le champ de l'éthique biomédicale est manifeste de par l'envergure des thèmes qu'il traite, qui vont des problématiques traditionnels tels que la transplantation avec donneurs vivant à des questions plus récentes comme l'utilisation de cellules souches, la génomique et la xénotransplantation.

Le Prix doit son nom au médecin, philosophe et alchimiste du XIe siècle, auteur du monumental Canon de la médecine, Abu Ali al-Hosein Ibn Abdallah Ibn Sina (980–1038), connu en Europe sous le nom latinisé d’Avicenne. Le Prix, décerné tous les deux ans, consiste en une médaille d'or à l'effigie d'Avicenne et un certificat, une somme de 10 000 dollars et un voyage scientifique d'une semaine en République islamique d'Iran.

Le jury du Prix se composait de Pilar Armanet Armanet (Chili), nouvelle Présidente de la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies de l’UNESCO (COMEST), de Johan Hattingh (Afrique du Sud), Rapporteur de la COMEST, et de Song Sang-yong (République de la Corée), également membre de la COMEST.

En approuvant les statuts du Prix Avicenne d'éthique scientifique, le Conseil exécutif de l’UNESCO a rappelé que le fait de « promouvoir des principes et des normes éthiques pour guider le progrès scientifique, le développement technologique et les transformations sociales » figure parmi les objectifs de la Stratégie à moyen terme de l’UNESCO (2002-2007). Il a également souligné que « la création du Prix contribuera de façon significative à renforcer la sensibilisation internationale et à mettre en évidence l’importance de l’éthique dans le domaine scientifique ». 

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