Margaret Somerville, lauréat 2004

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a remis le 26 avril 2004 à l’UNESCO, en présence du ministre iranien des Sciences, de la Recherche et de la Technologie, Jafar Towfighi, le Prix Avicenne d’éthique scientifique à sa première lauréate, Margaret A. Somerville.

Choisie par un jury international qui s’était réuni en septembre dernier, la lauréate Margaret Somerville, de nationalité australienne et canadienne, est à la fois professeur titulaire à la Faculté de droit – où elle occupe la Chaire Samuel Gale – et à la Faculté de médecine de l’Université McGill (Montréal, Canada). Fondatrice et directrice du Centre de médecine, éthique et droit de McGill, elle a aussi fondé et elle préside le Comité d’éthique de la recherche sur des sujets humains du Conseil national de recherches (Canada).

Par ses livres, conférences et autres interventions, elle a apporté une importante contribution au développement mondial de la bioéthique, ainsi qu’aux aspects éthiques et juridiques de la médecine et de la science. Margaret Somerville a, par ailleurs, collaboré avec différentes organisations internationales, comme l’UNESCO, l’Organisation mondiale de la santé et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Parmi ses nombreuses publications, on peut citer : The Ethical Canary : Science, Society and the Human Spirit et Death Talk : The Case against Euthanasia and Physician-Assisted Suicide.

Le Prix doit son nom au médecin, philosophe et alchimiste du XIe siècle, Abu Ali al-Hosein Ibn Abdallah Ibn Sina (980–1038), connu en Europe sous le nom latinisé d’Avicenne. Humaniste et médecin, ce dernier a développé une approche qui préfigurait déjà l’éthique scientifique.

Ce prix entend promouvoir la réflexion éthique sur des questions posées par les avancées des sciences et des technologies, un objectif qui correspond aux priorités de l’Organisation. Les statuts du prix ont été approuvés par le Conseil exécutif de l’UNESCO à sa 166e session. Il s’agit d’une initiative de la République islamique d’Iran. Le prix comprend une médaille d’or à l’effigie d’Avicenne, un certificat, une somme de 10 000 dollars et un voyage d’une semaine en Iran au cours duquel la lauréate est appelée à intervenir dans des réunions scientifiques.

La cérémonie du 26 avril a été ouverte par le ministre iranien des Sciences, de la Recherche et de la Technologie. Après une intervention de Jens Erik Fenstad (Norvège), Président de la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies de l’UNESCO (COMEST), le Directeur général a remis le prix à Margaret Somerville. Ont suivi une conférence de la lauréate et la projection d’une vidéo sur la vie d’Avicenne, extraite d’un documentaire réalisé par la télévision iranienne. 

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