Numéro 1 : La quadrature du cercle

Revue des femmes philosophes - Numéro actuel : La quadrature du cercle

© UNESCO/Sophie Legrain - Flickr / Gwen’s River City Images

Numéro 1, novembre 2011

Pour son premier numéro, la revue se propose de prendre le taureau par les cornes: elle interroge ses propres conditions de possibilité. Que se passe t-il sur le plan philosophique et politique lorsqu’on lance une Revue des femmes philosophes ? Il pourrait sembler que son intitulé suffise à la définir : son objet est la philosophie ; ses auteurs sont des femmes du monde entier. C’est très simple, très vrai, et pourtant si compliqué à tenir que ce premier numéro s’intitule : « La quadrature du cercle ».

Le Réseau international des femmes philosophes reposant sur l’idée que l’universel doit être compliqué, questionné et travaillé, sa revue doit être en mesure de proposer une plateforme réellement ouverte à toutes les femmes philosophes dans le monde entier. De là, des apories ont émergé lors de l’élaboration de la revue :

  • C’est une revue de philosophie, mais ce n’est pas une revue de philosophie au sens habituel du terme. Il n’y a pas que des philosophes qui y écrivent – mais qui d’autre alors ? On n’y parle pas seulement de philosophie – mais de quoi d’autre alors ? On n’y juge pas les contributions selon des critères universitaires – mais selon quels critères alors ?
  • C’est une revue faite par des femmes, mais ce n’est pas une revue de genre, son objet n’est pas l’analyse des rapports entre les sexes ou le genre. C’est une revue faite par des femmes, mais il n’y a pas que des femmes qui y écrivent, des hommes sont aussi invités.
  • C’est une revue du monde entier mais étant donné que la philosophie est un produit culturel et historique de l’« Occident mâle » (« phallogocentrisme », dit Derrida), quelle est la pertinence d’un réseau de philosophie au niveau international ? N’y a-t-il pas un certain « racisme » à choisir de faire une Revue de philosophie ?

Au fond, la question que pose la revue est celle de savoir si de cette expérience naîtra une pensée autre. En d’autres termes : la Revue des femmes philosophes sera-t-elle subversive ou, tout simplement, politiquement correcte ?

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