Dialectique du voilé / dévoilé dans l’écriture de la femme arabe

Carmen Boustani

Le mythe de Shéhérazade exprime la position de la femme dans la culture arabe depuis le texte des Mille et Une Nuits. La parole de Shéhérazade se déploie sur un fond de drame social dont l’enjeu est l’extermination du genre féminin. Shéhérazade tisse des histoires extraordinaires pour se sauver et sauver la cité. Le goût de raconter des histoires s’est transmis de génération en génération dans le monde clos et codifié des femmes de différents pays arabes : Machrek et Maghreb. La majorité de ces femmes appartient au monde arabo-musulman. Protégées par le voile, cachées par les moucharabiehs, elles se retrouvent entre femmes pour se raconter des histoires. Le goût inné pour la narration trouvera à se réaliser dans le choix du roman (produit occidental) comme moyen d’expression de ces femmes orientales. L’écriture romanesque s’accorde donc avec leur nature de femme marquée par la gestation et la procréation. « Le roman est-il chose femelle ? »

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