Le rideau des femmes

Arnaud du Boistesselin

Le Caire islamique est un de mes endroits préférés. Tout y est hors d’âge, hors du temps, hors de notre temps occidental qui règle quand même les rythmes de la vie du centre-ville du Caire et des quartiers modernes.

« Les parfums, les couleurs et les sons se répondent », jamais Correspondances n’auront été si présentes et n’auront autant attiré le photographe. Des marchands de fruits, de légumes, d’objets divers, des bouchers, des volaillers avec leurs poules et pigeons vivants qu’on vous tue et plume au plus grand bonheur des chats qui rôdent, dans les apostrophes entre ménagères et commerçants, tout est bruit, tout est rumeur, tout est sale, tout pue et c’est fascinant !

Au milieu de ce fourmillement il y a des mosquées, partout, pas une perspective, un entrebâillement sans qu’il n’y ait un khanqah , une madrasa , un minaret, un mausolée… de toutes les époques, tulunide, fatimide, ayyoubide, mamelouk, ottomane. Chacune a sa forme, toujours compliquée pour être à la fois dans le dessin urbanistique de la rue et dans l’axe de la Qibla.

En Égypte le non-musulman peut rentrer et visiter les mosquées, ce sont des endroits calmes, frais et silencieux, chacun y fait ce qu’il lui plaît, les hommes discutent entre eux en dehors des heures de prières, certains y font la sieste.

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L'auteur est responsable des opinions exprimées, lesquelles ne sont pas nécessairement celles de l’UNESCO.

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