Que disent les « révolutions arabes » ? Le modèle occidental de démocratie et de laïcité à l’épreuve de l’exemple turc

Dilek Sarmis

Les changements politiques qui ont touché le Mahgreb et le Moyent-Orient depuis l’année 2011, autrement appelés « révolutions arabes », ont suscité de nombreux espoirs et d’abondants commentaires quant à l’imminence et à la nécessité d’une transition vers des formes d’État démocratique. Espoirs déçus par l’usage que les citoyens des pays concernés ont fait de cet outil démocratique qu’est le vote : la mise au pouvoir de partis « islamistes ». Au-delà du souci d’une amélioration des conditions de vie des populations concernées ou d’une volonté d’ingérence plus ou moins assumée, ces écrits sont pour beaucoup d’entre eux travaillés par des notions, principes et concepts régulateurs et performatifs, ayant pour particularité d’exprimer une téléologie socio-politique, une direction vers laquelle devraient se diriger les réformes institutionnelles qui impliquent la vie politique et la société civile arabes : révolution, démocratie, progrès, droits du peuple, droits de l’homme, droits des femmes, laïcité… autant de concepts performatifs, dont certains portent en eux, parfois, des contradictions majeures ...

Lisez cet article [PDF]

***

L'auteur est responsable des opinions exprimées, lesquelles ne sont pas nécessairement celles de l’UNESCO.

Retour en haut de la page