Quelle heure est-il ?

Samia Kassab-Charfi

Tout le monde à Tunis pense que le temps est vraiment venu de remettre les pendules à l’heure… Remettre les pendules à l’heure, c’est-à-dire corriger, rectifier le tir extrémiste, condamner sans concession, stopper net les manœuvres d’intimidation des enseignantes et enseignants de la faculté des lettres de La Manouba, interdire les prises en charge coûteuses de prédicateurs religieux. S’enhardir enfin à réclamer une Constitution en mettant définitivement à distance le risque de Chariaïsation de ladite nouvelle Constitution.

Certes, tout cela part d’un bon sentiment. Les intentions fort louables des associations et coalitions qui se sont spontanément formées pour s’unir en résistance à ces régressions spectaculaires ne doivent tout de même pas nous faire oublier une triste vérité : c’est qu’à l’heure où il faut remettre les pendules à l’heure, c’est-à-dire très exactement s’interroger sur l’heure temporelle, séculière ou intemporelle à laquelle nous voulons vivre, nous ne sommes pas d’accord sur… l’heure.

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