Quatrième Session - 2013

La quatrième session de la Conférence des Parties s'est tenue au Siège de l'UNESCO à Paris, du 19 au 20 septembre 2013.

La Conférence des Parties est une conférence statutaire qui a lieu tous les deux ans afin de superviser la mise en œuvre et le suivi de la Convention internationale contre le dopage dans le sport en conformité avec ses dispositions.

Chargée d’assurer la mise en œuvre globale de la Convention internationale contre le dopage dans le sport, promulguée par la Conférence générale de l’UNESCO en octobre 2005, la Conférence des États parties à cette Convention se tient tous les deux ans au Siège de l’UNESCO, à Paris.

Cette Conférence nourrit plusieurs objectifs, dont celui de fournir une plate-forme d’échanges et de débats sur les politiques publiques de lutte contre le dopage, en veillant à l’harmonisation, à la coordination et à l’efficacité du cadre légal et politique mondial contre ce fléau.

Outre les 174 pays ayant ratifié la Convention à la date du 1er août 2013*, l’ensemble des États membres de l’UNESCO ont été invités à participer à sa 4e session.

L’Agence Mondiale Antidopage (AMA) est également invitée à titre consultatif, avec la présence de partenaires-clés qui y participeront à titre d’observateurs, tels le Comité international olympique (CIO), le Comité international paralympique (IPC), le Conseil de l’Europe (CoE), le Comité intergouvernemental pour l'éducation physique et le sport (CIGEPS), diverses organisations sportives intergouvernementales et internationales, telles que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), la Fédération internationale des associations sportives (IAAF) , la Fédération internationale de médecine du sport, (CISM), Institute of National Anti-Doping Organisations (INADO), etc...

Cette Conférence constituant le principal cadre d’observation et d’appréciation de la mise en œuvre de la Convention, sa 4e session offrira une occasion unique de découvrir les mesures et programmes de lutte contre le dopage dans le sport développés par les gouvernements au niveau national.

Grâce à un système spécifique de suivi de la Convention mis en place par l’UNESCO – et qui fut le 1er du genre en matière de suivi et d’évaluation des conventions des Nations Unies -, des rapports individuels seront présentés.

Basé sur un questionnaire en ligne et un outil informatique d'analyse (« Anti-Doping Logic »), ce système, mis à la disposition des gouvernements et des autorités antidopage, permet d’identifier les forces et les faiblesses, pays par pays, en matière de détection, de dissuasion et de prévention du dopage dans le sport. Il permet également de vérifier que les mesures prises par les gouvernements sont en conformité avec les dispositions de la Convention, entrée en vigueur en 2007.

Lors de la précédente session de la Conférence, organisée en novembre 2011, l’analyse des réponses apportées par les 99 États ayant rempli le questionnaire en ligne avait ainsi permis de considérer que 74% d’entre eux étaient en conformité avec la Convention.

Afin d’encourager le suivi de la mise en œuvre de la Convention, la Conférence avait alors décidé que seuls les États ayant répondu au questionnaire pourrait désormais bénéficier du Fonds pour l’élimination du dopage dans le Sport qu’elle est par ailleurs chargée de superviser. Ce Fonds, établi en 2008 pour développer les capacités de lutte contre le dopage dans le monde entier, compte à son actif plus de 3,2 millions de dollars des États‑Unis d’Amérique et a déjà financé plus de 80 projets nationaux ou internationaux.

Parmi ses autres prérogatives, la Conférence des États parties à la Convention internationale contre le dopage dans le sport est également chargée de l’examen et de l’adoption de tout amendement à la Convention. La « Liste des interdictions - Standard International » (Annexe I de la Convention), qui permet d’assurer que les gouvernements et le milieu sportif appliqueront la même liste de substances et méthodes interdites en 2014, sera rendue publique par l'AMA le 1er octobre 2013 et suivra le processus de consultation des États parties prévu par les dispositions de la Convention.

Depuis sa création, l'UNESCO défend les principes d'égalité et de justice et est le cadre approprié des nations pour poser les limites éthiques aux avancées scientifiques et techniques. En sa qualité d’organisation du système des Nations Unies dotée d’un mandat institutionnel dans le domaine du sport, l’UNESCO a favorisé l’élaboration de la Convention internationale contre le dopage dans le sport qui fut le premier instrument juridique antidopage à l’échelle mondiale.

L'UNESCO défend les principes d'égalité, de justice et de progrès. Dans son rôle de Secrétariat à la Convention, l'UNESCO œuvre à faciliter le développement au niveau international de moyens de lutte mondiale contre le dopage pour les gouvernements, pour permettre de soutenir les efforts du mouvement sportif, en particulier en favorisant l'éducation, les droits et de valeurs fondamentaux qui sous-tendent l'éducation physique et le sport.

L'érosion de l'éthique et les inégalités flagrantes créées par l'utilisation de drogues améliorant la performance des athlètes demeurent un défi. L'impact du dopage dans le sport dépasse en effet largement les frontières du sport, car il peut affecter les attentes des jeunes à l’égard de l’ensemble des valeurs qui sous-tendent nos sociétés au premier rang desquelles les valeurs d'équité et de justice.

Documents

Contact
Marcellin Dally, m.dally(at)unesco.org


*176 États Parties ont ratifié la Convention à la date de novembre 2013.

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