01.09.2013 - Secteur des sciences sociales et humaines

Lutte contre le dopage : les représentants de plus de 170 États attendus à Paris en septembre

© Flickr / DailyM

Quatre mois après que les participants à la 5e Conférence mondiale des ministres du sports ont adopté une feuille de route, à Berlin (Allemagne), afin d’assainir le sport et le rendre accessible à tous, les représentants des 174 États parties à la Convention internationale contre le dopage dans le sport sont attendus, au Siège de l’UNESCO, à Paris, les 19 et 20 septembre prochains, pour une réunion qui sera l’occasion de dresser un état des lieux mondial des mesures prises, au niveau national, pour lutter contre le fléau du dopage.

Chargée d’assurer la mise en œuvre de la Convention internationale contre le dopage dans le sport, promulguée par la Conférence générale de l’UNESCO en octobre 2005, la Conférence des États parties à cette convention se réunira, pour la quatrième fois, au Siège de l’UNESCO, à Paris, les 19 et 20 septembre 2013.

Cette Conférence nourrit plusieurs objectifs, dont celui d’être une véritable plate-forme d’échanges et de débats sur les politiques publiques de lutte contre le dopage, en veillant à l’harmonisation, à la coordination et à l’efficacité du cadre légal et politique mondial contre ce fléau.

Outre les 174 pays ayant ratifié la Convention à la date du 1er août 2013, l’ensemble des États membres de l’UNESCO ont été invités à participer à cette réunion. L’Agence Mondiale Antidopage (AMA) y participera également à titre consultatif, ainsi que de nombreux partenaires-clés de l’UNESCO dans le combat mondial contre le dopage tels que le Comité international olympique (CIO), le Comité international paralympique (IPC), le Conseil de l’Europe (CoE), le Comité intergouvernemental pour l'éducation physique et le sport (CIGEPS) et diverses organisations sportives intergouvernementales et internationales, qui y participeront à titre d’observateurs.

Quatre mois après la tenue de la 5e Conférence mondiale des ministres du sport qui a réuni à Berlin (Allemagne) les représentants de plus de 130 États, en mai 2013, cette conférence offrira une occasion unique de faire le point sur les mesures et les programmes de lutte développés, à ce jour, par les gouvernements au niveau national.

Grâce à un système de suivi de la Convention mis en place par l’UNESCO - et qui fut le 1er du genre en matière de suivi et d’évaluation des conventions des Nations Unies -, des rapports par pays seront en effet présentés.

Basé sur un questionnaire en ligne et un outil informatique d'analyse (« Anti-Doping Logic »), ce système de suivi permet d’identifier les forces et les faiblesses, pays par pays, en matière de détection, de dissuasion et de prévention du dopage dans le sport. Il permet également de vérifier que les mesures prises par les gouvernements ayant ratifié la Convention sont en conformité avec les dispositions de cette dernière.

Lors de la précédente session de la Conférence, organisée en novembre 2011, l’analyse des réponses apportées par les 99 États ayant rempli le questionnaire en ligne avait ainsi permis de considérer que 74% d’entre eux étaient en conformité avec la Convention. Afin d’encourager le suivi de la mise en œuvre de la Convention, la Conférence avait alors décidé que seuls les États ayant répondu au questionnaire pourrait désormais bénéficier du Fonds pour l’élimination du dopage dans le Sport qu’elle est par ailleurs chargée de superviser et qui compte à son actif plus de 3,2 millions de dollars des États‑Unis d’Amérique.

Au 1er août 2013, l’analyse des réponses apportées au questionnaire de suivi révélait un visage contrasté entre les mesures prises au niveau national et la multiplication des scandales liés au dopage ces derniers mois. Malgré une progression très encourageante des États parties ayant satisfait à leurs engagements de conformité à la Convention (69% des pays ayant répondu au questionnaire en ligne), les mesures prises par ces derniers semblaient en effet encore loin d’attendre l’efficacité escomptée. Les réponses fournies par les gouvernements donnaient cependant des indications très intéressantes sur une meilleure prise en compte des besoins en matière d’éducation et de formation des sportifs, ainsi que du personnel encadrant.




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