25.07.2012 - Secteur des sciences sociales et humaines

Assistance aux comités de bioéthique en Afrique : une 2e session de formation très suivie au Gabon

© Flickr / Gabon, Africa Endeavor 2010 - US Army Africa

De très nombreux journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision ont assisté, ce lundi 23 juillet 2012, à Libreville (Gabon), à l’ouverture de la 2e session de formation du Comité gabonais de bioéthique à laquelle participait des représentants du Gouvernement.

Afin de sensibiliser les populations locales aux problèmes bioéthiques actuellement en jeu au Gabon et expliquer l’importance du mandat du nouveau Comité gabonais de bioéthique, un point de presse devait être organisé chaque soir, jusqu’à la clôture des travaux  le 27 juillet. Une table-ronde devait par ailleurs se tenir, mercredi 25 juillet au soir, devant les caméras de la Radiotélévision Gabonaise (RTG1), avec la participation de deux experts internationaux et de la représentante de l’UNESCO engagés dans cette formation, ainsi que celle du Président du Comité National d'Éthique en matière de Recherche au Gabon (CNER), du Président du Conseil de l'ordre des médecins du Gabon et du Directeur général du ministère gabonais des Finances sous la tutelle duquel est placé le Comité national de bioéthique du Gabon.

Mise en place dans le cadre du projet de l’UNESCO « Assistance aux comités de bioéthique » (ACB), à la demande du gouvernement, la 2e session de formation qui s’est ouverte, lundi matin, à l’hôtel Oukoumé Palace est entièrement consacrée aux applications concrètes des principes contenus dans la « Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’Homme » (2005) avec l’objectif d’assurer la réactivité du tout-nouveau comité national de bioéthique.

Ces 5 jours de formation permettront ainsi à la trentaine de membres du comité gabonais de bioéthique, non seulement de s’approprier les standards internationaux en vigueur en matière de bioéthique et de droits humains, mais également de procéder à des analyses de cas, d’identifier les dilemmes éthiques se posant au niveau mondial et dans leur pays, et plus spécifiquement de s’approprier la méthodologie délibérative utilisée pour les traiter.

Adapté aux réalités de chaque pays et des institutions dont ces derniers choisissent de se doter pour renforcer leurs capacités nationales en bioéthique, le projet ACB entend en effet permettre aux pays bénéficiaires de traiter leurs besoins. Développé dans le cadre de l’initiative de l’UNESCO pour la construction des capacités en bioéthique voulue par la « Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme », il accompagne, sur 3 ans, les pays qui le demandent dans le développement de leur comité national de bioéthique, fournissant aux membres de ces comités une formation par an et une variété de ressources et d’outils.

Le contenu des formations, dispensées par des membres du personnel de l’UNESCO et des experts internationaux partenaires de l’Organisation, repose sur une série de guides produits spécialement par l’UNESCO dans cette perspective, ainsi que sur le « Cours de base de bioéthique » également conçu par l’Organisation pour populariser les standards internationaux en matière d’éthique et de droits humains en favorisant leur reconnaissance et leur adaptation au niveau local.

Une attention spéciale est accordée à la promotion de l’égalité des genres, tant dans le contenu des matériels utilisés pour la formation que dans le développement des plans d’action et de l’agenda de ces nouveaux comités nationaux de bioéthique. Pour les formations, tout comme pour son initiative de construction des capacités en bioéthique, l’UNESCO accorde également une attention toute particulière au traitement des requêtes émanant des États africains.

Depuis 2008, des formations de ce type ont ainsi été conduites avec succès en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Ghana, en Guinée, en Jamaïque, au Kenya, au Salvador et au Togo.

Le Kenya est le premier pays bénéficiaire à avoir compléter le cycle de 3 formations en novembre 2011. La Côte d’Ivoire devrait être le prochain d’ici la fin de l’année 2012, période durant laquelle des formations du même type seront également conduites :

  • 1re session au Tchad (1-3 août 2012) ;
  • 2e session en Guinée (11-15 septembre 2012) ;
  • 2e session au Ghana (12-16 novembre 2012) ;
  • 1re session au Malawi (22-24 novembre 2012).



<- retour vers Toutes les actualités
Retour en haut de la page