24.06.2016 - Bureau de l'UNESCO à Beyrouth

Un atelier de trois jours à Beyrouth sur « Les médias et la bioéthique : Comment déclarer la bioéthique ? »

Les étudiants participant à une session durant l'atelier © UNESCO Beyrouth 2016

Dans son mandat de sensibiliser et d'aborder les controverses éthiques soulevées par des développements scientifiques et technologiques dans les domaines de la biologie et de la médecine, et en réalisant le rôle majeur des médias dans ce processus, le Bureau de l'UNESCO à Beyrouth, en partenariat avec New Health Concept, a organisé un atelier de formation du 20 au 22 Juin 2016, avec le but d'initier des étudiants de médias à la bioéthique; un sujet relativement nouveau et extrêmement sensible.

Avec le titre "Les médias et la bioéthique : Comment déclarer la bioéthique ?" cet atelier a réuni environ 20 participants d’universités libanaises différentes, en parlant de trois points principaux :

L'importance de déclarer des questions liées à la bioéthique au public;

Le rôle important des médias dans la transmission de connaissance de la bioéthique au public;

Les limites éthiques de déclarer des questions bioéthiques. 

« Les questions bioéthiques sont ni limitées à une frontière nationale spécifique, ni à un domaine académique ou professionnel spécifique. La complexité de la bioéthique peut seulement être adressée par la pluridisciplinarité et la transdisciplinarité », a déclaré Seiko Sugita, la responsable de programme de Sciences Sociales et Humaines au Bureau de l'UNESCO à Beyrouth, en soulignant que cette pluridisciplinarité est un des points de force principaux de l'UNESCO. En soulignant « l'importance des médias pour favoriser le débat public sain avec des citoyens conscients et engagés», la responsable de programme de l'UNESCO a estimé que dans le «village global de communication rapide d'aujourd'hui, il est d'autant plus urgent que la bioéthique soit déclarée dans les médias d'une manière appropriée ».

En commentant cet atelier, Rou'a Neaimeh, un étudiant en communication et un participant à l'atelier, l’a décrit comme « une occasion unique d'apprendre le rôle important du journalisme en promouvant la bioéthique». Neaimeh a également loué "les exemples pratiques qui ont été soulignés pendant l'atelier, vue qu’ils fournissent une meilleure compréhension de la législation et de la réglementation à la fois au niveau national et international, des Organismes de réglementation et des Codes d'éthique".

Cet atelier a été dirigé par un nombre de spécialistes de plusieurs domaines, y compris Dr Nagi Souaiby, spécialiste en droit médical; Roula Azar Douglas, journaliste et professeur à l'Université libanaise, ainsi que plusieurs personnalités éminentes dans le domaine de la bioéthique et des médias au Liban, comme Professeur Michel Daher, responsable du Comité consultatif national de bioéthique; Professeur Thalia Arawi, directeur du département de bioéthique à l'Université américaine de Beyrouth; et Dr Georges Sadaka, doyen de la faculté de journalisme à l'Université libanaise.

Les développements scientifiques et techniques dans les domaines de la biologie et de la médecine sont sans aucun doute une source de progrès, mais ils posent des nombreux défis éthiques. Il est d'importance primordiale que les spécialistes de médias soient sensibilisés sur des problèmes éthiques soulevés par ces développements et fassent leur mieux d'aborder ces problèmes, en particulier dans les pays arabes où l'instabilité politique et le changement constant de gouvernements entravent la mise en place et le fonctionnement des comités nationaux de bioéthique. Conscient de ce fait, l'UNESCO en partenariat avec New Health Concept ont mené cette initiative pionnière qui est considérée comme une étape importante dans la mission de l'UNESCO de sensibiliser la région arabe à la bioéthique.




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