Stratégies et action de l'UNESCO dans le passé

L'article 1er de l'Acte constitutif de l'UNESCO (16 novembre 1945) stipule que l’Organisation se doit de « contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ».

Ainsi dès les premières années de sa création, l’UNESCO a démontré son engagement dans ce domaine en mobilisant la communauté scientifique afin de réfuter la validité du concept de « race ». Une série de Déclarations contribuent à démontrer l’inanité des préjugés raciaux telles que la Déclaration sur la race et les préjugés raciaux de 1978.

Par la suite, l’UNESCO orienta également son action vers l’élaboration d’instruments internationaux définissant des principes, des concepts et des critères universels pour soutenir la lutte contre ces menaces à la paix et à la stabilité des sociétés.

Par ailleurs, l'UNESCO a lancé plusieurs programmes et projets pour participer de manière concrète à la lutte contre le racisme et les discriminations. Par exemple, le Programme spécial contre l’Apartheid a été créé en faveur des victimes de ce racisme institutionnel. L’UNESCO a qualifié l’Apartheid dès 1966 comme « un crime contre l’humanité ». De même, le Projet « La Route de l’esclave » a été lancé en 1993 pour promouvoir le développement de recherches scientifiques et la sensibilisation sur la traite transatlantique des esclaves. Le Programme intitulé « Briser le silence » sur la traite négrière transatlantique a été initié par le projet des Ecoles associées (ASPnet) et contribue à mieux comprendre la tragédie de la traite négrière et les fondements idéologiques du racisme.

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