Exclusion

Processus de rupture du lien social, de désaffiliation, au cours duquel l'individu perd peu à peu les liens tissés avec d'autres individus ou des groupes d'individus. L'exclusion se construit par des ruptures successives. Elle est rarement totale.

Le terme exclusion est devenu plus utilisé dans les années 1980 afin de décrire les résultats des radicaux changements économiques, industriels et sociaux qui se déroulaient à l’époque. Ces changements comprenaient le chômage répété ou de longue durée, l’instabilité familiale, l’isolation sociale et le déclin des réseaux sociaux de proximité. L’exclusion sociale était vue comme la résultante de l’absence d’emploi et de l’absence de liens sociaux, en particulier familiaux.

L’organisation internationale du travail définit l’exclusion sociale comme « un état de pauvreté qui empêche les individus d’accéder aux conditions de vie qui leur permettraient à la fois de satisfaire leurs besoins essentiels (nourriture, éducation, santé, etc.…) et de participer eu développement de la société dans laquelle il vit ».1

L’Union Européenne a adopté ce terme, mais en a élargit la définition en insistant sur le fait que l’exclusion sociale a lieu lorsque les personnes ne peuvent pas pleinement participer ou contribuer à la société à cause « du déni de droits politiques, civils, sociaux, économiques et culturels. » L’exclusion résulte d’une « combinaison de problèmes liés tels que le chômage, les bas salaires, l’insuffisance de qualifications, les mauvais logements, la mauvaise santé et les ruptures familiales.»

Il est très largement reconnu que l’exclusion sociale est le résultat de défauts et d’échecs dans les systèmes et les structures familiales, communautaires et sociétales.


1 In Smelser, N. J. and Baltes, P. B. (eds.) 2001. International Encyclopaedia of the Social and Behavioural Sciences. Elsevier. Oxford Science Ltd.

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