Migration à des fins d’exploitation

Les personnes qui sont touchées par la pauvreté et qui décident de migrer n’ont souvent pas d’autres choix. Le migrant court malheureusement le risque de se trouver confronté à l’exploitation comme la traite des personnes, le trafic illicite de migrants ou les travaux forcés dans un pays dont il n’est pas ressortissant national. Le protocole contre la traite des personnes fait mention de plusieurs formes de travaux forcés (« L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes ») mais il est très difficile de distinguer entre la « réelle » exploitation d’une part et les bas salaires, les pressions sociales, la discrimination d’autre part. Cependant si ces situations suivent la migration alors on est en présence de migration à des fins d’exploitation.

La migration à des fins d’exploitation est souvent utilisée comme synonyme de migration forcée (causée par des conflits ou des catastrophes naturelles) et de migration irrégulière (effectuée sans papiers légaux), bien que ces trois termes désignent des problèmes très différents.

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