Forum international sur les interfaces entre politiques et sciences sociales (IFSP) - Cinq thèmes

  1. Buenos Aires : 25 ateliers sur « Dynamiques et problèmes mondiaux »

    La mondialisation est une réalité dans le monde d’aujourd’hui. Cependant, ses dynamiques diffèrent sous bien des aspects: elles apportent des avantages à certains pays mais marginalisent et excluent beaucoup d’autres. Dès lors, comment les spécialistes en sciences sociales, les ONG, les décideurs politiques peuvent-ils agir sur le processus de mondialisation afin que ce phénomène bénéficie à tous et ne soit pas source de division et de différence?

    Dans le cadre de ce vaste thème, et tout en se rapportant à l’interface entre politique et recherche, les 25 ateliers devaient aborder la nature et l’impact de la mondialisation, en termes, par exemple, de commerce, de finance, des technologies d’information, de migrations internationales, de travail, d’emploi et de pauvreté. Les participants devaient chercher à dégager des pistes menant vers une meilleure gouvernance globale, et notamment s’agissant des règles et des normes internationales, du rôle des organisations internationales, de l’Etat, des institutions ou encore des ONG...

  2. Buenos Aires : 35 ateliers sur « Politiques sociales »

    Aujourd’hui, les États interviennent de plus en plus dans la structure même de leur société pour promouvoir le système de santé publique, identifier les avantages sociaux, lutter contre la pauvreté et adapter les institutions et les politiques en fonction du vieillissement de la population et des nouveaux modèles d’éducation et de savoir. Une telle intervention exige une connaissance détaillée des conditions sociales et une capacité de prévoir leurs réactions ; elle exige également que soient créées des passerelles entre les programmes, les langues, les calendriers, les cadres d’évaluation, et les centres d’intérêt des experts en sciences sociales et ceux des acteurs politiques. L’objectif de ce Forum était de comprendre comment le fossé creusé par ces différences peut être comblé afin que les sciences sociales deviennent une meilleure source d’information pour les politiques sociales.

    Les 35 ateliers devaient mettre ainsi l’accent sur l’analyse des réussites et des échecs, au niveau des politiques, de l’utilisation de la connaissance en sciences sociales dans des domaines tels que l’élimination de la pauvreté, l’intégration sociale, la santé, l’assurance sociale, le logement, l’emploi et l’éducation. Une meilleure compréhension de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas est à la base de toute analyse scientifique précise du monde social et des possibilités inhérentes à toute action envisagée dans le but d’identifier les dysfonctionnements et de respecter les objectifs fixés dans le cadre des engagements tenus à la Conférence de Copenhague et dans les objectifs du millénaire pour le développement des Nations unies.

  3. Córdoba : 15 ateliers sur « Population et Migrations »

    Les migrations internationales sont devenues un enjeu majeur dans les transformations sociales et les processus politiques de la plupart des régions du monde. Reflétant la mondialisation des échanges et des économies, les flux de personnes se sont diversifiés et affectent aujourd’hui presque tous les pays, qu’il s’agisse de régions d’origine, de transit ou de destination des migrants. L’enjeu pour la communauté internationale est d’apporter une réponse concrète et efficace aux défis que représentent les migrations internationales, à commencer par la vulnérabilité des migrants et les atteintes à leurs droits fondamentaux, mais aussi la manière dont les mouvements de personnes peuvent bénéficier à la fois aux pays d’origine des migrants et aux pays de destination.

    Les 15 ateliers devaient aborder les principales questions soulevées par les migrations contemporaines : migrations forcées et asile, mondialisation et transnationalisation des vies et des identités des migrants, impact culturel et environnemental des flux migratoires, cadre légal des migrations et droits des migrants, coopération intergouvernementale et régionale dans l’élaboration des politiques migratoires, et scénarios pour l’avenir des migrations. La présence de décideurs politiques, de chercheurs et de représentants d’ONG aura permis de développer un nouveau type de coopération entre sciences sociales et politiques dans le but d’apporter de meilleures réponses aux défis contemporains.

  4. Montevideo : 7 ateliers sur « Intégrations régionales »

    Ces dernières années, des plans d’intégration régionale de diverses sortes ont proliféré dans toutes les régions du monde. Des modèles efficaces d’intégration régionale peuvent permettre aux populations et aux gouvernements nationaux de mieux gérer et exploiter le potentiel d’une économie globale. Ces accords peuvent susciter des rapports étroits entre commerce, réforme économique, développement, investissement, sécurité et démocratisation. Cependant, les questions économiques étant actuellement devenues la priorité, les aspects sociaux de l’intégration régionale tendent à être ignorée ou délaissée. En outre, l’intégration régionale suscite des questions intéressantes et importantes quant à la souveraineté des gouvernements des nations.

    Les 7 ateliers devaient, par conséquent, permettre d’aborder en profondeur des sujets tels que les origines de la résurgence de l’intégration régionale, les différents modèles d’intégration, les cas concrets de réussites et d’échecs, les stratégies de rééquilibre entre les dimensions économiques et sociales de l’intégration régionale et les relations entre les plans d’intégration nationale et régionale; et ce, en tenant compte de l’interface entre recherche et politique.

  5. Rosario : 14 ateliers sur « Politiques urbaines et la décentralisation »

    Les politiques urbaines et l’aménagement territorial constituent des champs de pratique des liens sciences-techniques-politiques. Avec l’expansion urbaine dans le monde, les politiques urbaines deviennent un élément essentiel pour la régulation des territoires de nos sociétés. Or, la croissance urbaine des 25 dernières années s’est paradoxalement accompagnée, surtout dans les pays en développement, de l’abandon de la planification territoriale, avec l’augmentation des carences fondamentales et la diminution de la qualité de l’habitat.

    Les 14 ateliers devaient traiter de ces territoires en recomposition. Les thèmes se sont articulés autour des principaux défis de cette recomposition (instruments de planification, intégration territoriale, insertion socio-économique, démocratie locale et citoyenneté, actions municipales…) et de ses principales réponses (concertation, développement d’instruments juridiques, qualité des espaces publics, augmentation des capacités analytiques, expertise et intervention novatrices des professionnels…).
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