La Route de l'esclave

© UNESCO

L’ignorance ou l’occultation d’événements historiques majeurs constitue un obstacle à la compréhension mutuelle, à la réconciliation et à la coopération entre les peuples. Ainsi, l'UNESCO a décidé de briser le silence sur la traite négrière et l’esclavage qui ont impliqué tous les continents et provoqué des bouleversements considérables qui modèlent en conséquence nos sociétés modernes.

Lancé en 1994 à Ouidah, Bénin, sur proposition d’Haïti, le projet « La Route de l’esclave : résistance, liberté, héritage » poursuit les objectifs suivants:

  • Contribuer à une meilleure compréhension des causes et des modalités d’opération de l’esclavage et de la traite négrière ainsi que des enjeux et des conséquences de l’esclavage dans le monde (Afrique, Europe, Amériques, Caraïbes, Océan Indien, Moyen Orient et Asie) ;
  • Mettre en lumière les transformations globales et les interactions culturelles issues de cette histoire ;
  • Contribuer à une culture de la paix en favorisant la réflexion sur le pluralisme culturel, le dialogue interculturel et la construction des nouvelles identités et citoyennetés.

Bénéficiant des orientations d’un Comité Scientifique International, le projet poursuit ses actions pour encourager de nouvelles recherches dans des régions négligées, définir de nouvelles approches pour l’enseignement de cette histoire,  élaborer de nouveaux guides pour l’identification, la préservation et la promotion des sites et itinéraires de mémoire liés à la traite négrière et l’esclavage, promouvoir les contributions des personnes d’ascendance africaine à la construction des sociétés contemporaines et enfin préserver les archives écrites et le patrimoine immatériel lié à cette histoire.

Depuis 2012, de nouvelles orientations conceptuelles ont été élaborées pour le projet et présentées aux Etats membres afin de tenir compte du nouveau contexte international. Elles définissent les domaines d’action principaux du projet en réponse aux grands enjeux inscrits dans l’Agenda international, et particulièrement au programme d’action de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024), tels que :

  • Mémoire, histoire et héritages partagés
  • Interculturalité, transculturalité et nouvelle formes d’identité et de  citoyenneté
  • Droits humains,  lutte contre le racisme et la discrimination, nouvelles solidarités et nouvel humanisme
  • L’Afrique et ses diasporas d’hier et d’aujourd’hui
  • Cultures vivantes et création artistique contemporaine (figuration et  scénographie de l’esclavage)
  • Education interculturelle, culture de la paix et dialogue interculturel.

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