Les artistes et la mémoire de l’esclavage

La série d’entretiens mensuels de La Route de l’esclave

Des générations d’artistes ont, depuis les abolitions de l’esclavage, repris, revisité, revalorisé et transmis à leur tour ces héritages pour dessiner de nouveaux horizons aux relations interculturelles. L’intérêt grandissant des créateurs pour la traite et l’esclavage témoigne de la relation protéiforme que cette tragédie continue d’entretenir avec notre modernité.

Afin de prolonger  la  réflexion entamée dans le cadre de l’évènement « Les Artistes et la mémoire de l’esclavage : Résistance, liberté créatrice et héritages » (UNESCO Paris, le 4 septembre 2015), le projet La Route de l’esclave a produit un documentaire consacré à cet évènement et de courts éntretiens vidéo autour de la thématique du rapport entre la création contemporaine et la mémoire de l’esclavage.

Regardez le documentaire « Les artistes et la mémoire de l’esclavage »



Entretiens vidéo

Chaque mois, sur cette page, la parole sera donnée à un artiste ou spécialiste dans un domaine donné sur la question de l'interaction entre histoire, mémoire et création artistique.

L’historienne Myriam Cottias, le comédien Jacques Martial, le musicien Archie Shepp, la danseuse Rhodnie Désir, le philosophe Alain Foix et l’artiste plasticien Roberto Diago, tour à tour, nous inviteront depuis leurs domaines respectifs à explorer l’importance de la mémoire de l’esclavage dans la création artistique contemporaine.

Myriam Cottias

Si l’historien produit un savoir positif fondé sur les archives et les sources existantes ; l’artiste peut s’en détacher librement et narrer l’histoire autrement. Au-delà des mots, les artistes parviennent à nous toucher directement. Les possibilités dialogiques fructueuses entre recherche et création artistique sont soulignées dans un entretien vidéo avec l’historienne Myriam Cottias.



Jacques Martial

L’artiste a l’aptitude de toucher l’intelligence, les sens et les émotions. A travers l’identification et l’empathie, il bouleverse l’humain dans sa globalité et lui offre des clés de déconstruction de l’histoire et de compréhension du monde contemporain.  La responsabilité de l’artiste face à son public est explorée par le comédien Jacques Martial dans un entretien inédit.



Archie Shepp

Il existe une tradition d’artistes engagés qui ont fait de leur musique d’espoir et de lutte une voix de contestation et une arme de dénonciation. Le légendaire jazzman Archie Shepp s’inscrit dans cette tradition émancipatrice en déclarant vouloir faire dans sa musique la narration de l’histoire de son peuple. Dans cette interview inédite, il souligne les enjeux de pouvoir et de classe à l’œuvre dans le racisme et affirme que l’esclavage est une histoire mondiale que tous devraient connaitre.



Rhodnie Désir

La mémoire, comme les traditions, pour être vivante doit s’incarner. Lieu de réappropriation, de négociation, de lutte et de transcendance, le corps individuel devient ainsi le medium à travers lequel peut s’exprimer le corps collectif. Dans cette interview inédite, Rhodnie Désir, danseuse chorégraphe à l’initiative du projet Bow’t trail, révèle l’importance de la transmission à travers la danse de la mémoire de l’esclavage et des expressions culturelles vivantes qui en sont issues.



Alain Foix

L’art est un medium puissant pour transmettre la mémoire et aborder le présent d’une société. Selon Alain Foix, en choisissant d’affronter un passé collectif douloureux comme l’esclavage dans sa création, l’artiste s’engage dans un processus de libération. A travers lui, la mémoire devient objectivée et extériorisée. Dans une interview singulière, l’intellectuel Alain Foix explore la relation de l’art avec la mémoire de l’esclavage et les enjeux actuels des sociétés.



Roberto Diago

La création artistique par sa puissance d’évocation peut à la fois adresser simultanément le présent et le passé. Elle révèle ainsi les traces latentes et vivaces de l’histoire et de la mémoire dans les inégalités et les injustices du temps présent. Dans une interview exclusive, l’artiste plasticien Roberto Diago dévoile ses inspirations multiples et appelle à l’engagement de tous pour parvenir à un monde plus juste et égalitaire.

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