10.07.2013 -

Deuxième jour de la visite officielle de la Directrice générale au Ghana

© Nana Kofi Acquah -UNESCO Director-General, Irina Bokova, with the Vice-Chancellor of the University of Cape Coast, Ghana, July 2013.

Au deuxième jour de sa visite officielle au Ghana, le 9 juillet, la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, a assisté à une réunion avec des membres du Parlement. Étaient présents à cette rencontre présidée par M. Edward Korby Doe Adaho, speaker du Parlement ghanéen, le chef de la majorité à l’Assemblée, un représentant de la minorité, les premiers et deuxièmes speakers et présidents des comités spéciaux sur l’éducation, la culture, la communication et l’information, ainsi que d’autres membres du Parlement.

Citant M. Kwame Nkrumah, qui a déclaré dans le discours d’indépendance : « Nous venons de nous réveiller. À compter de ce jour, il existe dans le monde un nouvel Africain », la Directrice générale a réaffirmé sa croyance en une renaissance de l’Afrique.

Mme Bokova a félicité le Ghana pour sa décision d’accorder la priorité au développement humain, à l’égalité des genres, ainsi qu’à la science et la technologie dans son programme coordonné de mi-parcours pour 2010-2016, des orientations qui sont toutes cohérentes avec les principaux axes d’action inscrits dans la stratégie de l’UNESCO pour l’Afrique – laquelle inclut des programmes phares pour la jeunesse et l’égalité des genres en tant que programmes transversaux ; la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence ; le renforcement des systèmes éducatifs ; l’exploitation du pouvoir de la science, la technologie et l’innovation ; ainsi que la défense de la liberté d’expression.

Le speaker du Parlement a remercié la Directrice générale pour le soutien de l’UNESCO au patrimoine mondial du Ghana par l’intermédiaire de son programme relatif au patrimoine culturel mondial et il a appelé à ce que davantage d’efforts soient consacrés au renforcement des capacités. Il a également demandé une assistance constante au développement des moyens de communication et d’information, afin de permettre aux gens de partager leurs connaissances et d’être moins vulnérables aux manipulations. Cet appel a été appuyé par d’autres membres du Parlement qui ont également réclamé plus d’aide à la formation des enseignants, en particulier dans le domaine de l’enseignement des sciences et des mathématiques, et le soutien de l’UNESCO concernant la restitution des biens culturels au Ghana.

Le même jour, la Directrice générale a visité l’Université de Cape Coast, où elle a rencontré le recteur ainsi que tous les doyens de faculté, ce qui a été l’occasion de souligner les points forts de l’établissement dans le domaine des sciences humaines, de l’enseignement scientifique, ainsi que de la planification et l’administration de l’éducation. Le rôle tenu par l’Institut de planification et d’administration, dont l’UNESCO a aidé la création dans les années 1970 et dont elle a soutenu le développement au fil des ans, a été jugé particulièrement décisif. L’Institut a tenu une part essentielle dans la formation des enseignants et dans l’orientation des politiques éducatives, en plus de proposer des programmes de troisième cycle. La Ministre de l’éducation, qui accompagnait la Directrice générale, était la rectrice de l’Université de Cape Coast avant sa récente nomination à la tête du Ministère.

La Directrice générale a également rencontré le Ministre résident. Tel était le point d’entrée en arrivant à Cape Coast, la première capitale du Ghana, dont l’histoire et le patrimoine culturel occupent une place importante à Cape Coast et Elmina Castells. La Directrice générale a rappelé que l’UNESCO n’avait pas ménagé ses efforts pour faire figurer la culture sur l’agenda post-2015 et elle a exprimé le souhait de favoriser l’inscription des trésors culturels de Cape Coast, ce qui pourrait contribuer à la promotion du tourisme.

Dans son discours de bienvenue, le Ministre résident a félicité l’UNESCO pour son action en vue de favoriser l’accès à l’éducation et la protection du patrimoine culturel. Tout en reconnaissant que la ville de Cape Coast est bien dotée en établissements éducatifs, il s’est dit préoccupé par la qualité de l’enseignement dispensé et a demandé l’appui de l’UNESCO pour apporter une solution à ce problème.

 




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