07.12.2011 - UNESCOPRESS

10 décembre : Journée des droits de l'homme 2011

© UNHCR/A. Kirchhof - L'accès à l'eau potable est un droit humain. Un jeune homme boit de l'eau dans le camp Bwagiriza au Burundi.

Le 10 décembre, nous célébrons la Journée des droits de l'homme pour nous rappeler de la création, il y 63 ans, de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, 10 décembre 2011

L’année 2011 marque un tournant dans la lutte pour la défense et la promotion des droits de l’homme. Dans le monde arabe, des millions de personnes sont descendues dans les rues en Tunisie, en Egypte, en Lybie et ailleurs, pour faire valoir leurs droits et réclamer le changement. De jeunes militants ou simples citoyens ont fait de même au Chili, en Grèce et dans des villes comme Madrid, Jérusalem ou New York, pour revendiquer plus de liberté et d'égalité sociale.
Chaque jour des hommes et des femmes de courage se battent au nom de la justice, de la liberté ou de la dignité, contre les discriminations et le déni de leurs droits. Ils se heurtent à toutes formes de violence et de répression. Ils s’expriment et se mobilisent sur les nouveaux médias, nul ne peut feindre d’ignorer leur combat. Cette journée est l’occasion de relayer leur message et de les soutenir.

Le mouvement du « printemps arabe » soulève un immense espoir. Il s’agit certainement du plus grand espoir d’avancée démocratique depuis la chute du mur de Berlin. Cet espoir ne doit pas être déçu. Nous savons que les transformations de ce type prennent du temps. Le respect des droits humains est un combat de chaque jour. Le respect du droit des femmes en particulier. Leur implication dans ces processus de résistance civile a révélé leur aspiration à plus d’autonomie. Leurs droits ne doivent plus être bafoués. Pour elles et pour l’ensemble des citoyens épris de justice, la déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948, est la feuille de route pour les années à venir.

Le respect des droits de l’homme et l’exigence de leur mise en œuvre nous imposent à tous un examen de conscience radical. Partout où les droits humains reculent, dans les rues de nos villes ou dans les couloirs des administrations, c’est une régression universelle qui s’opère. Quelles que soient les circonstances ou la complexité des défis auxquels nous faisons face, le respect des droits de l’homme est non négociable. Il s’appuie sur une éducation de qualité qui diffuse les valeurs de tolérance et de compréhension. La liberté d’expression est la pierre angulaire de ce combat.

Le 9 décembre 2011, la veille de la journée internationale des droits de l’homme, l'UNESCO décernera le prix de l'UNESCO-Madanjeet Singh à deux remarquables défenseurs des droits humains : M. Khaled Abu Awwad (Palestine) et Mme Anarkali Honaryar (Afghanistan). Khaled Abu Awwad travaille pour la réconciliation auprès des familles palestiniennes et israéliennes qui ont perdu des proches dans les violences au proche orient. Mme Anarkali Honaryar lutte pour l’amélioration des conditions des femmes et des groupes minoritaires en Afghanistan.

Les droits de l’homme appartiennent à chacun et nous rassemblent dans nos différences. L’aspiration à la liberté et à la dignité humaine est universelle. Et nul ne saurait invoquer la diversité culturelle pour y pour porter atteinte ou pour en limiter la portée. Ce message fort, inscrit au cœur de la déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle dont nous célébrons cette année le 10e anniversaire, est notre ligne de conduite aujourd’hui et pour longtemps.




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