11.06.2013 - Secteur des sciences sociales et humaines

Les discriminations liées au progrès scientifique au cœur de la 20e session du Comité international de bioéthique à Séoul

© Dis Vi Ce / FNUAP

Les nouveaux risques de discrimination et les nouvelles responsabilités engendrés par les progrès en biomédecine (bio-banques ; accès aux médicaments ; transplantation et trafic d’organes, de tissus et de cellules ; neurosciences ; SIDA et nanotechnologies) seront au cœur des débats de la 20e session du Comité international de bioéthique (CIB) qui se tiendra, du 19 au 21 juin 2013, à Séoul, en République de Corée.

Lors de cette session, qui marquera le 20e anniversaire de la création de cette instance consultative établie par l’UNESCO en 1993, un nouveau projet de Rapport du CIB sur le Principe de non-discrimination et de non-stigmatisation énoncé à l’article 11 de la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’Homme (2005) sera en effet examiné et finalisé afin d’être transmis au Comité intergouvernemental de bioéthique (CIGB) qui se réunira au Siège de l’UNESCO à Paris, les 5 et 6 septembre 2013.

Parmi les autres sujets à l’ordre du jour, cette session du CIB permettra également aux participants d’échanger sur les expériences, les perspectives et les nouveaux défis éthiques de la bioéthique en Asie et dans le Pacifique. Il y sera également question de la place de la bioéthique dans l'agenda international du développement durable post-2015.

Le CIB se penchera, par ailleurs, sur son programme de travail pour 2014-2015 et nommera un nouveau Bureau pour les deux années à venir.

Organisée conjointement avec le Ministère de la santé et des affaires sociales de la République de Corée, en collaboration avec la Commission coréenne pour l'UNESCO, l'Université Yonsei et the National Project for Personalized Genomic Medicine, cet événement est également soutenu par l’Institut national coréen pour les politiques bioéthiques, l’Ecole de santé publique de l’Université Yonsei, l’Institut asiatique de droit en bioéthique et en santé, la Fondation coréenne pour la santé internationale  et Asiana Airlines.

Seule instance de réflexion de portée mondiale en matière de bioéthique, le CIB, créé en 1993, est composé de 36 experts indépendants désignés à titre personnel par la Directrice générale de l’UNESCO pour un mandat de 4 ans. Ces spécialistes des sciences de la vie et des sciences sociales et humaines produisent des avis et recommandations sur des questions spécifiques liées aux applications des avancées scientifiques en veillant au respect des principes de dignité et de liberté de la personne humaine.

Créé en 1998, le CIGB est quant à lui composé de 36 États membres élus par la Conférence générale de l’UNESCO pour un mandat de 4 ans. Il informe le CIB de son point de vue et soumet ses opinions, ainsi que ses propositions concernant la suite à donner aux avis et recommandations du CIB, à la Directrice générale de l'UNESCO afin qu'elle les transmette aux États membres, au Conseil exécutif et à la Conférence générale de l’Organisation.




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