27.11.2011 - ODG

La paix dépend de chacun d’entre nous, a déclaré la Directrice générale s’adressant à des élèves en marge du Forum mondial des sciences humaines

© UNESCO/Cynthia Guttman - La Directrice Générale avec des élèves du réseau des écoles associées à Busan, 26 Novembre 2011

Lors de la séance de clôture du premier Forum mondial des sciences humaines à Busan (République de Corée) le 26 novembre, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déclaré : « le rôle des sciences humaines est essentiel pour façonner le siècle qui s’ouvre – en facilitant la réflexion mondiale sur les défis auxquels nous sommes confrontés et en apportant des réponses qui puisent dans les valeurs de l’humanisme ».

La Déclaration de Busan adoptée à l’issue de cette réunion de deux jours qui a rassemblé quelque 500 participants autour du thème « L’universalisme dans un monde multiculturel » engage l’UNESCO à « soutenir la coopération et la réflexion internationales dans le domaine des sciences humaines et à favoriser leur contribution aux efforts pour relever les défis contemporains en lançant un débat public […] et des activités touchant l’élaboration des politiques ».

M. Lee Ju-ho, Ministre de l’éducation de la République de Corée, a noté que « les sciences humaines ont joué un rôle significatif dans le développement de la Corée. À l’heure où la mondialisation divise, où les crises environnementales se multiplient et où la science et la technologie connaissent des avancées rapides, les sciences humaines sont plus que jamais indispensables comme source de réflexion introspective et de progrès social ».

En marge du Forum, les élèves d’une centaine d’établissements membres du Réseau des écoles associées de l'UNESCO ont eu l’occasion de présenter à la Directrice générale le projet Arc-en-ciel des jeunes citoyens du monde et d’avoir un échange de vues avec elle, ainsi qu’avec le lauréat du prix Nobel de littérature Jean-Marie Gustave Le Clézio.

Lancé en 2010, le projet Arc-en-ciel encourage les élèves à se tenir informés des problèmes de la planète et à agir au niveau local, aux côtés de leurs communautés. « La paix, les droits de l’homme et le multiculturalisme me semblaient être de bien grandes questions » a expliqué l’un des élèves, « mais lorsque j’ai compris que ces questions pouvaient avoir un lien avec mon environnement immédiat, ma vision du monde a changé ».

Lorsqu’on lui a demandé d’évoquer « son histoire », la Directrice générale a préféré « évoquer l’histoire de l’UNESCO : une histoire profondément empreinte d’humanisme et de solidarité et marquée par de grandes réalisations » a-t-elle dit, expliquant comment l’éducation et la culture rendaient chacun plus autonome. « Être citoyen du monde, c’est d’abord respecter sa propre culture et sa propre identité, puis respecter les autres. Vous vous demandez comment changer le monde ? Le monde change sous l’effet des actes que des millions de personnes accomplissent chaque jour. Les moindres choses comptent : nos relations avec les autres, nos efforts pour protéger l’environnement, nos gestes de solidarité. Le monde changera si nous changeons nos habitudes. La paix dépend de chacun d’entre nous » a-t-elle déclaré, félicitant les élèves pour leur présence et leurs initiatives.




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