Contexte social

Depuis le début des années 1990, la violence juvénile représente un défi de première importance pour les pays centre-américains. L’UNESCO met actuellement en œuvre des projets dans la région pour promouvoir le développement juvénile et la prévention de la violence.

Dans la dernière décennie, l’Amérique centrale a connu une croissance exacerbée du phénomène. Les gangs juvéniles, comme les maras ou pandillas, se sont développés dans toute la région, augmentant la violence au sein des gangs et affectant les populations locales. L’image des jeunes est souvent associée à la délinquance et au crime. La situation a amené les gouvernements à adopter des mesures punitives sévères contre les membres des gangs. Cependant, avant de devenir des agresseurs, la plupart de ces jeunes sont eux-mêmes victimes de violence et d’exclusion sociale.

Le contexte social actuel dans les pays d’Amérique centrale génère de graves obstacles au développement de la jeunesse. Dès l’enfance, une grande partie de ces jeunes grandit dans un environnement extrêmement précaire. Le manque d’accès à l’éducation, aux activités récréatives et culturelles, et aux opportunités professionnelles de qualité, fait partie de leur quotidien. Par ailleurs, la violence intrafamiliale, la désintégration sociale, la violence institutionnelle dans les contextes de post-conflit et la marginalisation sociale et politique, contribuent à ce climat d’instabilité. Dans un tel environnement, certains jeunes intègrent les gangs pour acquérir une identité et un statut dans la société. Le résultat est que ce processus renforce finalement la stigmatisation dont ils souffrent, réduisant encore leurs possibilités de développement.

Jusqu’à récemment, les gouvernements centre-américains répondaient à la violence juvénile principalement par des politiques répressives. Cependant, elles n’ont pas réussi à la réduire. Ainsi, même si la répression et la réhabilitation restent des stratégies indispensables pour combattre la violence juvénile, la prévention semble être une approche plus efficace et durable.

La violence juvénile doit être appréhendée comme un phénomène social aux racines complexes liées aux facteurs économiques, politiques, culturels et sociaux. Pour y faire face, il faut avoir recours aux politiques sociales qui s’appuient sur la participation communautaire et une approche préventive afin d'éviter la reproduction des schémas qui mènent les jeunes à la violence.

Dans ce contexte, les projets de l’UNESCO cherchent à promouvoir et soutenir les efforts nationaux dans la région au travers de la reproduction de bonnes pratiques en matière de développement juvénile et communautaire.

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