L'UNESCO et les jeunes - Stratégie

Dans le but de promouvoir l’autonomisation des jeunes et de faciliter la prise en considération de leurs contributions, l’UNESCO encourage leur participation à la gouvernance, au développement de programmes, à la formulation de politiques publiques, à la promotion de leur cause, et à la veille des initiatives mises en place.

Selon les Nations Unies, on peut définir la jeunesse comme les personnes âgées entre 15 et 24 ans. Elle constitue environ 18% de la population mondiale.

Avec aujourd'hui près de 1,2 milliards de jeunes, la planète devrait, en effet, compter en 2025 pas moins de 72 millions de jeunes supplémentaires. De ce fait, la jeune génération actuelle est la plus large que l’Histoire ait connue. Mais malgré la hausse considérable du nombre de jeunes, le monde vieillit et la part de la jeunesse dans la population mondiale diminue régulièrement.

Dans l’ensemble, les jeunes d’aujourd’hui prennent ainsi plus de temps que leurs parents pour se préparer à leur vie d’adulte. Ils sont plus susceptibles d’aller à l’école, mais aussi d’intégrer le monde du travail, de se marier et d’avoir des enfants plus tardivement. Ils ont également de plus fortes chances de profiter de leur vie d’adulte en bonne santé.

Ces données générales ne représentent cependant qu’une moyenne, car, au vu des réalités largement disparates entre les régions et au sein même des pays, l’expérience d’ « être jeune » varie énormément dans le contexte actuel de la mondialisation.

Les expériences des jeunes sont, en effet, largement conditionnées par leur environnement (urbain ou rural) et par le degré d’exposition à certains risques et stigmatisations, qui dépendent de leur sexe, de leur lieu de résidence, du contexte socioculturel, des conditions économiques et de leur situation familiale.

Dans le même temps, les jeunes sont des acteurs majeurs dans tous les aspects du développement, et leur énergie, leur motivation et leurs points de vue sont des qualités essentielles pour mettre en marche un changement social positif. Depuis peu, on constate ainsi une reconnaissance accrue de la nécessité de placer les 15-24 ans au centre de l’agenda du développement. Beaucoup de chemin reste, cependant, à être parcouru pour s’assurer que les jeunes ne sont pas seulement « pris en compte » mais se voient offrir également la possibilité de participer à la prise de décision et à l’action à tous les niveaux, en tant que partenaires égaux.

Leur participation aux choix qui les concernent s’avère d'autant plus impératif que les transformations sociales en cours peuvent avoir, sur eux, des effets disproportionnés. Ainsi, la vitesse à laquelle le contenu de l’éducation doit évoluer afin d’incorporer les nouveaux besoins et technologies oblige les jeunes à adapter constamment leurs connaissances et leurs aptitudes de base. La nécessité d'améliorer la communication avec les jeunes, en tenant compte de leurs besoins et de leurs propres formes d'interaction, n'aura sans doute jamais parue aussi forte.

Travailler en partenariat avec les jeunes a toujours été une priorité pour l’UNESCO. La stratégie de l’Organisation pour agir avec et pour les jeunes a été élaborée sur les bases du Programme d'action mondial pour la jeunesse à l'horizon 2000 et au-delà [PDF, 91 KB], adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1995.

Dans le but de promouvoir l’autonomisation des jeunes et de faciliter la prise en considération de leurs contributions, l’UNESCO encourage leur participation à la gouvernance, au développement de programmes, à la formulation de politiques publiques, à la promotion de leur cause, et à la veille des initiatives mises en place.

A cet égard, l'institutionnalisation du Forum des jeunes de l’UNESCO, qui se tient tous les deux ans depuis 1999, est un phénomène unique au sein du système des Nations Unies. Ce forum fait, en effet, désormais partie intégrante de toutes les sessions de la Conférence générale de l'Organisation, et constitue un mécanisme important pour faire entendre la voix des jeunes et soumettre leurs propositions aux travaux des Etats membres de l'UNESCO.

Néanmoins, le défi de tenir les engagements et de renforcer la participation des 15-24 ans à tous les niveaux demeure.

L’UNESCO doit, en particulier, développer des programmes ciblés qui prennent en considération les besoins des groupes de jeunes les plus marginalisés, dans tous ses domaines d’action. Dans le cadre de cette stratégie, le programme des sciences sociales et humaines de l’UNESCO joue un rôle crucial, et travaille en coopération avec les gouvernements, les Commissions nationales pour l’UNESCO, les organisations de jeunesse et l'ensemble du système des Nations Unies, pour :

  • Promouvoir la recherche et le développement d’indicateurs ayant trait à l’évolution des modèles de transition des jeunes vers l’âge adulte ;
  • Identifier et promouvoir les bonnes pratiques de partenariat entre les jeunes et les adultes ;
  • Développer des outils de renforcement des compétences au service des gouvernements et des autres partenaires, pour élaborer des politiques publiques et des programmes sociaux axés sur la jeunesse ;
  • Promouvoir l’intégration des perspectives des jeunes dans toutes les discussions sur les valeurs humaines, sur l’éthique de la science et des technologies, et sur la construction des sociétés participatives.

Voir également
Stratégie de l'UNESCO pour la jeunesse africaine: vers un cadre d'action propice au développement des jeunes et à leur engagement citoyen en Afrique (2009-2013)

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