Réponse de l’UNESCO en Jordanie

Amman © UNESCO

Depuis plus de trois ans, la crise syrienne bouleverse la situation intérieure en Jordanie.

En maintenant sa frontière ouverte, la Jordanie a largement pris sa part dans la gestion de cette crise dont elle subit les conséquences de plein fouet et dont elle porte le fardeau au nom de la communauté internationale.

Dans les premiers mois de 2013, le pays a connu une hausse exponentielle de l’afflux de réfugiés syriens, depuis, il ya eu un petit mais stable augmentation de la population des réfugiés.  En Septembre 2014, la population de réfugiés a atteint près de  615,000.

Environ 84.5% des réfugiés vivent en milieu urbain, et 15,5% dans les camps, ce qui fait peser une lourde charge sur les finances publiques de l’État et sur les communautés d’accueil, tout en accentuant les difficultés existantes dans les secteurs les plus frappés.

Cette poussée démographique a eu de réelles conséquences, d’une part sur les ressources limitées du pays, notamment l’eau et l’énergie, et d’autre part, en particulier dans les communautés d’accueil, sur la prestation des principaux services sociaux tels que la santé, l’éducation et les équipements municipaux et sur la cohésion sociale.

Le conflit qui se prolonge menace de faire perdre à la Jordanie de nombreux acquis en matière de développement obtenus au prix de grands efforts au cours des dernières années.

L’UNESCO participe activement aux efforts internationaux visant à aider la Jordanie à faire face aux effets du conflit syrien.

Pour s’adapter à l’évolution rapide des défis qui se présentent dans le domaine humanitaire et du développement, l’UNESCO a accéléré le rythme de ses efforts à différents niveaux de programmation dès mi-2013 en vue de soutenir les parties prenantes jordaniennes, à la fois dans le cadre d’activités humanitaires (Plan de gestion régionale de la situation des réfugiés syriens 6) et du Plan national de résilience.

En Jordanie, l’UNESCO joue un rôle stratégique de premier plan dans le secteur éducatif, à la fois dans le cadre du mécanisme de coordination humanitaire et dans celui de la structure d’aide fondée sur la résilience, à savoir la Host Community Support Platform (plate-forme de soutien aux communautés d’accueil).

L’UNESCO a également encouragé l’accès des enfants réfugiés syriens et des jeunes jordaniens à l’éducation informelle, à l’éducation non formelle et aux compétences de la vie courante, et renforcé les capacités des enseignants, des surveillants et des agents du Ministère de l’éducation s’agissant de faire face aux difficultés rencontrées par les écoles en raison de l’afflux d’élèves syriens. En outre, nous avons fourni un soutien analytique au Ministère de l’éducation en élaborant des outils de gestion destinés au secteur dans le contexte de la crise.

Dans le secteur de la communication et de l’information, l’UNESCO mène deux grands projets en faveur de l’accès des réfugiés syriens, en particulier les jeunes et les femmes, à une information critique, tout en formant de jeunes reporters jordaniens aux techniques et au mode de fonctionnement des radios communautaires.

L’Organisation a également lancé un programme conjoint avec ONU-Femmes, qui vise essentiellement à offrir des possibilités d’emploi aux femmes des régions rurales en lien avec le patrimoine culturel du nord de la Jordanie, l’une des régions les plus durement frappées par l’afflux de réfugiés syriens.

Enfin, l’UNESCO lutte activement contre le trafic illicite et le pillage de biens culturels syriens en mettant en œuvre des activités de plaidoyer et de sensibilisation visant à sauvegarder le patrimoine menacé et à renforcer la coopération régionale et internationale.

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