31.01.2013 -

Défis inhérents aux études diagnostiques de la question enseignante identifiés pour améliorer le processus

Participants à l'atelier sur les études diagnostiques de la question enseignante © UNESCO

Un atelier organisé par l’UNESCO Dakar du 21 au 23 janvier 2013 à Saly, Sénégal, a analysé et permis d’identifier les défis inhérents à la complexité des études diagnostiques devant servir de base à l’amélioration des politiques enseignantes.

10 pays (Bénin, Burundi, Congo, Guinée, Lesotho, Niger, Mali, Mauritanie, Mozambique et Ouganda) sont engagés dans le diagnostic mais à ce jour, seuls le Bénin, le Burundi et le Lesotho ont fait valider leurs rapports. Le Benin travaille actuellement sur les conclusions et recommandations pour en sortir un document de politique enseignante.

Les travaux de cet atelier ont fait ressortir trois recommandations :

  • la nécessité de mettre en place des structures de coordination nationale qui portent l’exercice au niveau politique le plus élevé,
  • des financements transparents et soutenables y compris les efforts propres des pays à mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation des études, et enfin,
  • une assistance technique qui valorise l’expertise nationale. 

« Les recommandations formulées au cours de l’atelier permettront d’aller de l’avant puisque nous savons où concentrer nos efforts » déclare Jean Adotevi, responsable de la question enseignante à l’UNESCO Dakar.

Les enseignants : un pilier majeur pour la qualité de l’éducation

Adotevi souligne aussi que les résultats des études diagnostiques et les politiques enseignantes qui vont bientôt en découler contribueront à résoudre de façon durable, l’épineuse question de la qualité des enseignements et des apprentissages.

« D’autre part, les pays pourront trouver les stratégies idoines pour mieux gérer la force enseignante dans un climat plus apaisé pour autant que les mécanismes de dialogue social s’en trouvent plus renforcés et plus fiables » ajoute Adotevi.

Outre les représentants des 10 pays, les experts du Pôle de Dakar, de la section en charge de la question enseignante du Siège de l’UNESCO à Paris, de l’Equipe spéciale internationale sur les enseignants pour l’EPT, des Bureaux de Maputo, Mali, Windhoek ont participé à l’atelier.

Besoin d’un million de nouveaux enseignants

Selon les données de l’ISU, l’Afrique sub-saharienne a besoin d’un million de nouveaux enseignants. En outre, on estime que 50% d’enseignants en service sont peu ou pas qualifiés.

L’UNESCO Dakar apporte un soutien technique à la révision ou la formulation des politiques enseignantes pour essayer d’améliorer cette situation. Un guide est mis à disposition qui permet de réaliser au préalable le diagnostic de la question enseignante dans les pays.




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