20.03.2012 - ODG

La Directrice générale prononce à Berkeley un discours sur les médias et l’accès à l’information

© UNESCO/George PapagiannisUNESCO Director-General giving a speech at the School of Information at the University of California Berkeley, March 2012

© UNESCO/ George PapagiannisUNESCO Director-General, Irina Bokova with the Chancellor of the University of California Berkeley, Robert Birgeneau, March 2012

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a passé en revue un large éventail de questions liées aux médias dans un discours prononcé mardi dernier à la School of Information de l’Université de Californie à Berkeley. Évoquant plus particulièrement l’accès à l’information et la liberté de l’information à l’ère du numérique, la Directrice générale a tout d’abord souligné le rôle des fournisseurs de contenus car, quelle que soit la plate-forme utilisée, ce sont les individus qui produisent les idées et les nouvelles qui circulent sur les ondes, sur le papier et sur les réseaux sans fil. « À l’ère du numérique, de nouveaux obstacles se dressent », a-t-elle déclaré, « et ils viennent s’ajouter au recours déjà tragique à la violence contre les journalistes ».

Blogueurs et citoyens journalistes ne sont pas épargnés par ces attaques qui étouffent le débat et paralysent le progrès. « La position de l’UNESCO est claire : la liberté d’expression et l’accès à l’information sont des conditions essentielles d’une démocratie vigoureuse, de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, ainsi que de la stabilité et de la sécurité », a-t-elle déclaré.

L’UNESCO est l’institution chef de file de l’élaboration d’un programme à l’échelle des Nations Unies sur la question de la sécurité des journalistes et de l’impunité des crimes commis à leur égard. Dans le courant de la semaine, la Directrice générale rendra public le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité.

L’accès à l’information est pour l’UNESCO un principe fondamental, qui trouve son inspiration et sa source dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. « Nous nous employons à mettre en place les cadres juridiques nécessaires à la liberté d’expression dans des pays comme l’Afghanistan, l’Iraq, le Libéria et la Sierra Leone », a indiqué la Directrice générale, qui copréside également la Commission « Le large bande au service du développement numérique ».

L’avènement du numérique a changé la façon dont les individus communiquent et accèdent à l’information, mais s’ils ne possèdent pas les compétences de base pour lire et comprendre les médias, ils ne recueilleront jamais pleinement les fruits de l’ère de l’information. « C’est la raison pour laquelle l’UNESCO est attachée aux ressources éducatives libres et aux initiatives visant à promouvoir l’accès libre. Tel est l’axe principal de notre Cadre de compétences des enseignants en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC), mis en place en partenariat avec Microsoft, Intel et Cisco », a expliqué la Directrice générale.

La rapidité des changements qui s’opèrent dans le monde numérique contraint les gouvernements à apporter des réponses aux questions relatives à la réglementation, à la sécurité et à la confidentialité. Dans les observations qu’elle a fait partager à une centaine d’enseignants et d’étudiants de Berkeley, la Directrice générale a placé la barre très haut : « La principale leçon à tirer est que la liberté est indivisible et irréductible. Elle est un tout, ou elle n’est pas ».

Plus tôt dans la journée, la Directrice générale avait rencontré le Président de l’Université, Robert Birgeneau, avec qui elle s’était entretenue des possibilités de resserrer les liens entre Berkeley et l’UNESCO.




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