18.12.2009 -

La Directrice générale a présenté à la Conférence de Copenhague l’initiative de l’UNESCO en matière de changement climatique

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a présenté hier l’initiative de l’Organisation en matière de changement climatique lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dans le cadre de 15e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 15).

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a présenté hier l’initiative de l’Organisation en matière de changement climatique lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dans le cadre de 15e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 15).

Grâce à son caractère interdisciplinaire, l’UNESCO peut contribuer de façon unique aux réponses à apporter au changement climatique, avec des actions mettant en œuvre l’éducation, les sciences, la culture, la communication et l’information. Tous ces efforts s’articulent avec la réponse apportée à ce nouveau défi mondial par le système des Nations Unies dans son ensemble. Premier et plus important pilier de cette initiative : l'UNESCO continue de contribuer aux sciences du climat et à l’élaboration de l’indispensable base de connaissances à travers sa Commission Océanographique Intergouvernementale (COI), en étroite collaboration avec l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme hydrologique international (PHI). Ce travail va contribuer à une meilleure compréhension du phénomène climatique, ainsi qu’à de meilleures prévisions.

Le deuxième pilier de l’initiative de l’UNESCO est constitué de l’éducation au changement climatique, qui s’inscrit dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation au service du développement durable. L’UNESCO s’est vu attribuer par l’Assemblée générale des Nations Unies le rôle d’agence chef de file pour cette décennie. L’action dans ce domaine comprend notamment l’aide aux Etats membres en matière de révision des programmes scolaires, de formation des maîtres et de stratégies éducatives à tous les niveaux, y compris l’enseignement et la formation techniques et professionnelles (EFTP).

Le troisième pilier porte sur la diversité biologique et culturelle, ainsi que sur le patrimoine culturel. Comme Irina Bokova l’a déclaré à la conférence de presse : « L’UNESCO va aider ses Etats membres à faire des sites du Patrimoine mondial et des réserves de biosphère des vitrines pour les mesures de conservation et d’adaptation au changement climatique ». L’UNESCO doit également lier ses activités au mécanisme de réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation des forêts (REDD) dans les pays en développement, qui devrait être un des principaux résultats de la Conférence de Copenhague.

Enfin, l’UNESCO traitera de plusieurs dimensions sociales et éthiques du changement climatique, notamment à travers le lancement d’un processus consultatif visant à se prononcer sur l’opportunité de la préparation d’une déclaration de principes éthiques en rapport de changement climatique, conformément à la décision prise en octobre dernier par la Conférence générale de l’Organisation. L’UNESCO examinera aussi les dimensions sociales du changement climatique, y compris les questions de migrations.

La Directrice générale, qui est arrivée à Copenhague le 15 décembre et y restera jusqu’au 17 décembre après-midi, a assisté aux séances plénières de haut niveau et participé à deux réunions des chefs d’agence du système des Nations Unies, présidées par le Secrétaire général, Ban Ki-moon. Il s’agissait en premier lieu d’une réunion privée du Secrétaire général et des dirigeants du système pour traiter des attentes et de l’état des négociations à la conférence de Copenhague. Ban Ki-moon a profité de cette occasion pour présenter la Directrice générale à ses nouveaux collègues.

L’autre réunion regroupait les membres du Conseil des Chefs de secrétariat (CEB) et portait sur le système des Nations Unies uni dans l’action sur les questions du changement climatique. La Directrice générale a été invitée à prendre la parole à propos de questions concernant la contribution de l’UNESCO. Ces deux réunions lui ont permis d’évoquer des domaines de collaboration future avec plusieurs de ses collègues du CEB et d’explorer des possibilités d’efforts conjoints dans le cadre de la réforme des Nations Unies.

La Directrice générale a également pu rencontrer des chefs d’Etat et de Gouvernement, ainsi que plusieurs ministres lors de réunions informelles. Elle s’est notamment entretenue avec Jean Ping, Président de la Commission de l’Union africaine, et Jean Charest, Premier ministre du Québec. Elle a rencontré également les Présidents Amadou Toumani Touré (Mali), Abdoulaye Wade (Sénégal), Mohamed Nasheed (Maldives), Tarja Halonen (Finlande), Gjorge Ivanov (ex-République yougoslave de Macédoine), Emomali Rahmon (Tadjikistan), et les Premiers ministres Nguyen Tan Dung (Viet Nam), Stephenson King (Sainte-Lucie) et le ministre des Affaires étrangères du Nigeria, Ojo Maduekwe.

La Directrice générale a participé à un dîner organisé par le Secrétaire général de la Commission nationale danoise pour l’UNESCO et par le Président de la Cour royale du Danemark, dîner auquel assistaient le ministre danois de l’Education, le Président de Commission nationale danoise et d’autres officiels.

Lors de sa dernière journée à Copenhague, le 17 décembre, Irina Bokova assistera aux sessions plénières de haut niveau de COP 15 et elle doit rencontrer d’autres dirigeants, notamment le ministre brésilien des Affaires étrangères. Une réunion de travail avec le ministre danois de l’Education est également prévue. Avant son départ, elle sera une des invitées du déjeuner organisé par le Secrétaire général de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Yvo de Boer.




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