16.10.2012 -

La Directrice générale présente officiellement le Rapport mondial de suivi de l’EPT en lançant un appel à la mobilisation en faveur du développement des compétences des jeunes.

© UNESCO/Landry Rukingamubiri

La Directrice générale a présenté l’édition 2012 du Rapport mondial de suivi sur l’EPT en appelant à remédier au déficit des compétences des jeunes par un financement accru, davantage de programmes de formation pour les jeunes qui n’ont pas bénéficié d’une éducation et de nouveaux partenariats entre le secteur public et le secteur privé.

« Le prix que les sociétés paient pour élever des enfants privés des compétences élémentaires est inacceptable. C’est une atteinte à la dignité des individus et aux droits de l’homme. Cela compromet la croissance et favorise les tensions », a déclaré Irina Bokova. « L’éducation est le meilleur investissement dans les sociétés que nous voulons, les économies dont nous avons besoin. Le Rapport estime que chaque dollar dépensé pour l’éducation d’un enfant rapportera entre 10 et 15 dollars de croissance économique tout au long de sa vie professionnelle » et souligne qu’il est urgent de placer l’éducation parmi les priorités de l’agenda politique, ce qu’entend précisément faire l’initiative  « L’éducation avant tout » lancée par le Secrétaire général de l’ONU.

Tirant la sonnette d’alarme face à la stagnation des progrès de l’enseignement primaire pour tous, l’Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, M. Gordon Brown, a insisté pour que chaque pays en retard établisse un plan d’action pour remédier aux obstacles qui s’opposent à la scolarisation, qu’il s’agisse du travail des enfants ou du mariage précoce, des mauvaises conditions sanitaires ou du manque d’infrastructures dans les zones rurales, et pour que la communauté internationale apporte son appui à cet égard. « Nous avons pris des engagements, nous avons la responsabilité de les tenir ».

Lubna Salek, une représentante des jeunes venue d’Égypte, a lancé un appel pour que les jeunes puissent faire entendre leur voix : « Nous demandons aux gouvernements d’être plus actifs, d’impliquer les jeunes et de s’occuper des défavorisés, de trouver une véritable solution pour permettre aux jeunes d’avoir accès à une éducation de qualité ».

Des voix venues du monde développé et du monde en développement ont préconisé diverses mesures pour remédier au manque de compétences. Relevant le paradoxe que constituent un chômage important et le manque de compétences, le Ministre de l’enseignement supérieur et de la formation de l’Afrique du Sud a décrit des initiatives permettant de mieux adapter les compétences aux besoins, d’améliorer la qualité de l’éducation et de la formation techniques et professionnelles et d’accroître les possibilités d’apprentissage. Andreas Schleicher, Directeur adjoint pour l’éducation à l’OCDE, a souligné les bénéfices d’une éducation associée au développement des compétences. La Ministre déléguée chargée de la réussite éducative de la France, Mme George Pau-Langevin, a fait valoir l’engagement de son pays en faveur d’une éducation de qualité pour tous, notamment de la lutte contre l’échec scolaire qui touche le plus durement les enfants des milieux défavorisés, et a exprimé son appui à l’action menée par l’UNESCO à l’échelle mondiale. Mme Irene Pritzker, Présidente de la Fondation IDP (Innovation-Développement-Progrès), a préconisé de favoriser des solutions axées sur le marché dans les régions démunies et mal desservies où les parents et les communautés prennent eux-mêmes en charge l’éducation. La Présidente de la Campagne en faveur de l’éducation des filles, Ann Lesley Cotton, a fait part de son expérience de 20 ans de travail dans des communautés rurales d’Afrique subsaharienne, signalant en particulier l’accent mis sur l’environnement social, l’implication des communautés et la mise en place d’une économie rurale élargie avec la pleine participation des femmes.




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