15.03.2012 - ODG

L’éducation et l’alphabétisation des femmes et des filles demeurent un défi planétaire, déclare la Directrice générale de l’UNESCO

© UNESCO/George Papagiannis – La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, prononçant l’allocution liminaire lors d’un déjeuner organisé conjointement par la Fondation des Nations Unies et le Women's Foreign Policy Council à l’occasion de la Journée internationale de la femme, à Washington, le 15 mars 2012.

Washington – L’éducation et l’alphabétisation des femmes et des filles ont été au centre des discussions à Washington lors du déjeuner organisé conjointement mercredi dernier par la Fondation des Nations Unies et le Women's Foreign Policy Council à l’occasion de la Journée internationale de la femme, au cours duquel la Directrice générale a prononcé l’allocution liminaire. S’appuyant sur l’Atlas mondial de l’égalité des genres dans l’éducation récemment publié, la Directrice générale a également saisi cette occasion pour convaincre ses auditeurs des défis redoutables qui restent à relever. « Moins de 40 % des pays assurent aux filles et aux garçons un accès égal à l’éducation », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « En Afrique subsaharienne, près de 12 millions de filles ne seront peut-être jamais scolarisées, et pourtant, un enfant dont la mère sait lire a 50 % de chances de plus de passer le cap des cinq ans ».

L’UNESCO est l’organisation chef de file du système des Nations Unies pour la réalisation de l’Objectif du Millénaire pour le développement relatif à l’Éducation pour tous. Partout dans le monde, a noté la Directrice générale, elle s’emploie à améliorer l’accès à l’éducation et la qualité de l'éducation. « En Afghanistan, notre action d’alphabétisation touche 600 000 personnes dans 18 provinces, ciblant en priorité les femmes et les filles ». L’action de l’UNESCO est également d’un précieux secours au Soudan du Sud, où 88 % des femmes sont analphabètes, l’Organisation aidant le nouveau gouvernement à mettre en place sa première stratégie en matière d’éducation.

Les partenariats de l’UNESCO avec des entreprises et fondations américaines ont en particulier un impact positif pour les femmes et les filles d’Afrique. « Nous avons besoin de nouvelles formes de « puissance douce » qui associent la créativité de la société civile et du secteur privé et l’action des pouvoirs publics » a déclaré Mme Bokova. Au Sénégal, l’UNESCO travaille avec Procter & Gamble à un programme axé sur l’alphabétisation des filles et des femmes, dont bénéficient près de 40 000 jeunes femmes. En Éthiopie et en Tanzanie, l’UNESCO et la Fondation Packard ont fait cause commune pour réduire les taux d’abandon scolaire dans l’enseignement secondaire. Avec le concours de Nokia, l’UNESCO met à profit les technologies mobiles pour améliorer l’apprentissage.

Soulignant que l’égalité entre les sexes n’est pas seulement un droit fondamental de la personne humaine, la Directrice générale a fait observer qu’il n’y avait de véritable progrès que lorsque les femmes et les filles en étaient les partenaires à part entière : « Exclure les femmes et les filles, c’est renoncer à 50 % de votre matière grise, de votre génie créatif, de vos forces économiques ».

La Directrice générale Irina Bokova a entamé à Washington une mission de 10 jours aux États-Unis au cours de laquelle elle s’est fixé pour objectif de sensibiliser ses interlocuteurs et d’expliquer pourquoi l’UNESCO compte pour les Américains, et pourquoi les Américains comptent pour l’UNESCO.




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