19.03.2012 -

L’UNESCO en faveur de liens plus forts entre patrimoine mondial et tourisme

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a souligné qu’il était important de mieux prendre en compte la préservation du patrimoine culturel et le tourisme durable lors d’une Table ronde sur le patrimoine mondial et le tourisme durable organisée à Miami, le 19 mars dernier. Elle a notamment fait valoir que le patrimoine culturel était un puissant facteur de développement socioéconomique pour les communautés locales.

Parmi les participants à cette Table ronde figuraient aussi William Talbert, Président et Directeur général du Greater Miami Convention and Visitors Bureau ; Mario Goderich, Directeur adjoint du Département pour la durabilité, la planification et le développement économique du Comté de Miami-Dade ; Nathaniel Reed, ancien Vice-Ministre de l’intérieur ; et Dan Kimball, Directeur du Parc national des Everglades. La Directrice générale a rappelé que la notion de patrimoine mondial avait vu le jour aux États-Unis d’Amérique et a rendu un hommage particulier au travail de Russel Train, l’un des auteurs du texte de la Convention du patrimoine mondial, ancien Administrateur de l’Agence des États-Unis pour la protection de l'environnement et Président fondateur émérite du World Wildlife Fund (WWF).

La Directrice générale a félicité le Ministère de l’intérieur et le Service des parcs nationaux pour la « décision courageuse et responsable » qu’ils ont prise en demandant officiellement l’inscription du Parc national des Everglades sur la Liste du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO afin de sensibiliser l’opinion locale, d’en appeler à sa responsabilité et de solliciter son appui à la préservation à long terme de ce site.

La Directrice générale a également insisté sur l’importance d’une approche globale de la préservation du patrimoine sous ses différents aspects, qu’il soit naturel, culturel ou immatériel, pour faire prendre conscience aux jeunes générations de la nécessité de le préserver, non seulement pour sa valeur historique, mais aussi parce qu’il constitue un élément vivant fondamental de notre existence et de celle de nombreuses communautés à travers le monde. 

Dans ce contexte, la Directrice générale a invité les autorités des États-Unis à envisager de faire un pas de plus vers la ratification de la Convention de l’UNESCO de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

À cette occasion, l’honorable Nathaniel Reed s’est résolument engagé à « continuer d’investir en allouant aux parcs nationaux, qui sont de grands moteurs économiques, les fonds essentiels à leur viabilité ».

Évoquant le Programme sur le patrimoine mondial et le tourisme durable de l’UNESCO récemment établi, la Directrice générale a souligné que l’Organisation s’efforçait de mettre en place un cadre international pour la réalisation coordonnée et concertée de résultats partagés et durables en ce qui concerne le tourisme sur les sites du patrimoine mondial.

Le Programme vise à mettre en rapport les autorités nationales et locales, les responsables des sites, le secteur du tourisme et les communautés locales afin d’intégrer une dimension axée sur le tourisme durable dans les mécanismes de la Convention du patrimoine mondial. Il s’agit de promouvoir une large participation des différents acteurs à la planification, à l'élaboration et à la gestion d'un tourisme durable axé sur les pôles touristiques et visant à autonomiser les communautés locales. Le Programme vise également à donner aux parties prenantes du patrimoine mondial les capacités et les outils nécessaires pour gérer le tourisme de manière efficiente, responsable et durable compte tenu de la situation et des besoins locaux.

William Talbert a souligné que le tourisme international représentait aux États-Unis 70 % de toute l’activité touristique du pays et que l’aéroport de Miami avait enregistré une hausse de 9 % du nombre de visiteurs étrangers en 2011.

Dan Kimball a quant à lui mis l’accent sur « la nécessité d’une stratégie de marketing systématique pour les sites du patrimoine mondial aux États-Unis ». Il a évoqué les défis auxquels étaient confrontés dans tout le pays les 21 sites qui n’avaient pas encore adopté d’approche globale et approfondie.

La Directrice générale a souligné que la communauté internationale devait encourager un comportement responsable de toutes les parties prenantes et faire mieux comprendre et apprécier le concept de « valeur universelle exceptionnelle » et de protection du patrimoine mondial.

Ont également pris part à cette Table ronde Stephen Morris, Responsable des affaires internationales au Service des parcs nationaux, ainsi que de nombreux autres représentants du secteur du tourisme.




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