09.09.2011 -

L’UNESCO et Procter & Gamble lancent un partenariat pour promouvoir l’éducation des filles et des jeunes femmes

©UNESCO - Le lycée de filles de Pagani, à Nairobi, Kenya

L’UNESCO et la firme multinationale Always (Procter & Gamble) ont lancé un partenariat pour promouvoir l’alphabétisation des filles et des jeunes femmes. Le lancement coïncide avec la Journée internationale de l’alphabétisation, célébrée le 8 septembre.

« Une grande firme mondiale comme Procter & Gamble peut donner un élan supplémentaire à notre effort en faveur de l’alphabétisation dans le monde », a déclaré la Directrice générale de l’’UNESCO, Irina Bokova. « L’UNESCO se félicite de l’engagement du secteur privé en faveur de l’alphabétisation des filles et des femmes. L’insuffisance de l’éducation est à la fois le résultat et la cause de la persistance de l’écart entre les sexes qui prive les femmes de leur droit à prendre leur vie en main ».

Combler l’écart entre les sexes est une des priorités de l’UNESCO. Dans un monde qui compte encore 793 millions d’adultes analphabètes, les femmes représentent les deux tiers des personnes ne sachant ni lire ni écrire. Par ailleurs, les filles représentent 53% des 67 millions d’enfants en âge de fréquenter le primaire dans le monde qui ne reçoivent pas l’éducation à laquelle ils ont droit.

Le premier projet lancé dans le cadre de ce partenariat concerne l’alphabétisation des filles au Sénégal, pays dans lequel, en 2006, moins de 45% des femmes savaient lire et écrire. Des kits éducatifs et des documents numériques seront disponibles pour former et assister les 1200 enseignants qui consacreront 600 heures à enseigner l’alphabétisation et les compétences liées à la vie quotidienne au Sénégal.

Aïssa Maïga, l’actrice française d’origine sénégalaise, est la marraine du projet Always-UNESCO de lutte contre l’analphabétisme des filles au Sénégal, financé à partir d’un pourcentage des ventes générées par certains produits d’hygiène féminine de la firme Always en France et via une page Facebook. Le projet sera mis en œuvre dans les régions de Diourbel, Fatick, Kédougou, Matam, Saint-Louis et Tambacounda.

Deux données montrent à quel point il est important d’améliorer le taux d’alphabétisation des filles : le virus du HIV et sida se répand deux fois plus vite chez les femmes analphabètes que chez celles qui savent lire et écrire. Un bébé né d’une mère qui sait lire et écrire a 50% de chances en plus d’atteindre l’âge de cinq ans qu’un enfant né d’une mère analphabète.

Le public est invité à soutenir le projet en cliquant sur l’icône « J’aime » de Facebook (https://www.facebook.com/always)




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