26.04.2014 - ODG

Le Ministre iranien des affaires étrangères, la Directrice générale de l’UNESCO, se sont entretenus du rôle essentiel de la culture pour favoriser la coexistence pacifique dans la région

© UNESCO/Hans D'Orville -UNESCO Director-General, Irina Bokova, meeting with the Minister of Foreign Affairs of the Islamic Republic of Iran, Mohammad Javad Zarif, April 2014.

Le 26 avril 2014, la Directrice générale a été reçue par S. E. M. Mohammad Javad Zarif, Ministre iranien des affaires étrangères, qui a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer et d’étendre la coopération avec l’UNESCO.

« Nous pensons que l’UNESCO offre la possibilité de s’attaquer aux racines mêmes des problèmes contemporains », a déclaré le Ministre, « si nous voulons en finir avec la violence et l’extrémisme, nous devons investir dans l’action que mène l’UNESCO pour promouvoir le dialogue entre les cultures et les civilisations, car c’est une question de sécurité nationale dans notre région ».

Le Ministre a poursuivi en évoquant les menaces que représentent l’extrémisme idéologique et les tendances sectaires qui ont cours dans certaines parties de la région. Il a indiqué que si de sérieux efforts n’étaient pas déployés pour créer des synergies entre les différentes cultures qui y coexistent, il serait difficile de contenir ces tendances.

La Directrice générale et le Ministre se sont accordés à dire qu’à l’ère de la mondialisation qui est la nôtre, l’un des plus grands défis est de gérer la diversité culturelle et de pouvoir apprécier la richesse qu’elle représente. « À cet égard, la culture doit être ce sur quoi les sociétés et les communautés s’appuient pour unir les individus. Il n’existe aucune culture « pure » au monde ; toutes les cultures ont connu des influences diverses au cours de l’histoire et s’en sont trouvées enrichies ».

Irina Bokova a également évoqué les atteintes croissantes portées au patrimoine culturel dans les pays en situation de conflit tels que le Mali ou la Syrie. « Les attaques contre le patrimoine culturel portent atteinte à l’identité même des peuples. Les efforts de reconstruction déployés par l’UNESCO sont notre réponse à l’extrémisme. Nous devons sensibiliser l’opinion mondiale afin de susciter le rejet de ces tendances extrémistes ».

Le Ministre a fait part de sa préoccupation quant à la crise humanitaire en Syrie, soulignant en particulier la situation dramatique des enfants déplacés, qui se retrouvent en dehors du système éducatif ordinaire, et les conséquences à long terme sur leur développement personnel.

En conclusion, le Ministre a offert le plein soutien de l’Iran à l’UNESCO lorsqu’il s’agira, le moment venu, de réhabiliter et de reconstruire le patrimoine culturel millénaire de la Syrie.

À l’issue de leur rencontre, la Directrice générale et le Ministre ont pris part à une cérémonie célébrant l’inscription du riche patrimoine documentaire de la République islamique d'Iran au Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO, en particulier la Collection de cartes d’Iran de la période Qajar (1193-1344 de l’ère musulmane/1779-1925 de l’ère chrétienne), qui constitue une source exceptionnelle de savoir et de sagesse pour la recherche et l’étude des découvertes historiques, culturelles, politiques, sociales et scientifiques réalisées sur le plateau de l’Iran, partie centrale de la Route de la soie, remontant jusqu’au Xe siècle.

Le patrimoine documentaire inscrit comprend des ouvrages et des traités médicaux qui ont été traduits en arabe, en urdu, en turc et en hébreu, diffusant ainsi des connaissances cruciales à travers l’Iran, l’Asie centrale, l’Inde et l’Empire ottoman.

« La préservation de ce patrimoine documentaire est essentielle pour la paix et le dialogue, car il témoigne de la transmission du savoir entre différentes cultures et civilisations » a déclaré Irina Bokova.

 




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