27.02.2013 - ODG

La Directrice générale appelle à mobiliser la culture comme moteur d'inclusion lors du 5e forum de l'Alliance des civilisations à Vienne

© UNESCO/Matthieu Guevel

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a pris part à la cérémonie d'ouverture du 5e forum mondial de l'Alliance des civilisations - ONU (UNAOC), à Vienne, le 27 février 2013.

La Directrice générale a appelé les responsables politiques à s'appuyer sur le potentiel de la culture comme force de cohésion sociale et de dialogue: « la place de la culture dans le développement doit être pleinement reconnue par les responsables politiques, tout particulièrement à l'heure ou se définit le nouvel agenda du développement », a-t-elle souligné. « Nous sommes alarmés que la culture soit prise comme cible dans les conflits armés. Il doit y avoir une tolérance zéro envers de tels actes. La culture est un lien entre les peuples, et le patrimoine de Tombouctou a joué ce rôle pendant des siècles. Plus la culture est attaquée, plus il faut faire entendre ce message. Comme nous avons reconstruit le pont de Mostar, nous reconstruirons les mausolées de Tombouctou, » a-t-elle poursuivi.

Le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a ainsi salué l'action de l’UNESCO pour la protection du patrimoine culturel malien, insistant sur l'importance du patrimoine comme facteur de cohésion dans les sociétés qui sont des mosaïques ethniques et culturelles.

Dans son discours d'ouverture, son excellence Nassir Abdulaziz Al-Nasser, nouveau haut représentant de l'UNAOC, a sonné l'alarme sur le besoin impératif de fortifier les outils de coopération, de prévention et de résolution des conflits, face à la montée de l'intolérance,  et plusieurs situations humanitaires gravissimes, notamment en Syrie.

« A l'intérieur même des sociétés, les difficultés économiques exacerbent les tensions, affectent négativement les regards sur les migrants, et mettent en péril la cohésion sociale, » a renchérit le Président de la Roumanie, Traian Basescu, appelant à rejeter les discours publics qui cautionnent le racisme et la stigmatisation.

Les débats ont également porté sur l'importance des médias et le rôle des journalistes : « notre rôle n'est pas de faire l'apologie de la diversité culturelle, mais de rendre compte de la vérité et de demander des comptes à ceux qui la déforment. A cet égard, l'éducation et la formation de l'esprit critique des citoyens sont aussi importantes que la formation des journalistes, » a souligné la Princesse Rym Ali, fondatrice de l'Institut jordanien des médias, dans un discours très applaudi.

En marge du forum, la Directrice générale s'est entretenue avec le ministre de la culture de l'Azerbaïdjan, en vue du 2e Sommet du dialogue interculturel de Bakou et du prochain Comité du patrimoine culturel immatériel, organisé en Azerbaïdjan.

 




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