21.03.2014 - ODG

La Directrice générale rencontre le Président de l'Irlande, M. Michael D. Higgins

© Maxwell Photography -UNESCO Director-General Irina Bokova and the President of Ireland, H.E. Michael D. Higgins, March 2014.

Le 21 Mars, la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a rencontré le Président de l'Irlande, M. Michael D. Higgins, à la résidence officielle du Président au Phoenix Park de Dublin.

La Directrice générale a remercié le président Higgins pour la force de son soutien à l'UNESCO, lui rappelant le succès de son discours prononcé au siège de l'UNESCO lors de sa visite le 19 Février 2013 et applaudi debout par toutes les délégations.

Irina Bokova a souligné le socle commun des valeurs et des objectifs de l'UNESCO avec la vision du Président, notamment pour la promotion de l'éducation et la sauvegarde de la culture.

Elle a également souligné les progrès accomplis par l'UNESCO dans son plaidoyer pour la reconnaissance de la culture pour le développement durable dans l'agenda mondial, soulignant l'importance de l'appui de l'Irlande à cet égard. Elle a indiqué le prochain débat thématique prévu par l'Assemblée générale des Nations Unies le 5 mai sur ce thème et rappelé la nécessité de continuer de porter ce message.

Le Président a remercié la Directrice générale de sa visite et partagé sa vision de l'importance de la culture et de la diversité culturelle dans un monde globalisé.

Le président a parlé des initiatives qu'il a lancées en Irlande pour lancer des débats sur l'élaboration de nouveaux modèles de développement humain, fondée sur l'éthique et la pensée critique, et en s'appuyant sur les droits humains et la dignité ainsi que sur le pluralisme.

À cet égard, le Président a souligné le rôle essentiel de l'UNESCO pour la promotion de l'éducation aux droits de l'homme, la promotion de l'égalité des sexes, ainsi que pour la sauvegarde du patrimoine et le dialogue entre les cultures. Il a évoqué l'importance critique de l'inclusion et de la justice pour toutes les sociétés. En cette période de changement, le Président a souligné l'importance du «travail de l'esprit» pour débattre des tendances à travers le monde et de mieux comprendre les tendances globales - par exemple, sur la nature du travail - en soulignant le rôle de l'UNESCO à cet égard.

Le même jour, la Directrice générale a également rencontré M. Ruairí Quinn, Ministre de l'éducation et des compétences, pour discuter de l'importance de l'éducation pour la dignité et le développement, en particulier pour les filles et les femmes - priorité globale de l'UNESCO et priorité du gouvernement irlandais.

Ils ont également discuté de l'importance de la lutte contre le harcèlement dans les écoles, y compris le harcèlement homophobe, dont le travail de l'UNESCO a souligné le ministre et viserait à soutenir davantage.

Leur discussion a suivi sur l'accélération de l'Education pour tous (EPT) d'ici à 2015 et également la fixation d'un objectif ambitieux pour l'éducation dans l’agenda de développement durable après 2015. La directrice générale a remercié le ministre pour le soutien de l'Irlande à l'action de l'UNESCO dans ce domaine, y compris à travers le Rapport mondial de suivi.

La Directrice générale a également rencontré M. Joe Costello, ministre d'État au ministère des Affaires étrangères et du Commerce, en charge du commerce et le développement, avec qui elle s’est entretenue de l'action de l'UNESCO pour promouvoir l'éducation aux droits de l'homme, y compris pour lutter contre le harcèlement homophobe, comme ainsi que des filles et l'éducation des femmes.

Le Ministre Costello s'est engagé à continuer à soutenir le travail de l'UNESCO dans ces domaines. Il a noté en particulier les efforts de l'Irlande dans le Groupe de travail sur les objectifs de développement durable en vue de fixer un objectif pour l'égalité des sexes et à intégrer ce par tous les objectifs.

En outre, Irina Bokova a rencontré M. Feargal O'Coigligh, Secrétaire général adjoint du Département des arts et du patrimoine du Gaeltacht, avec qui elle a discuté de l'importance des travaux de l'Irlande pour la sauvegarde du patrimoine commun de l'humanité.

À cet égard, la Directrice générale a passé en revue l'action de l'UNESCO au titre de la Convention contre le trafic illicite 1970, appelant à l'engagement de l'Irlande dans ce travail essentiel.

Irina Bokova a tenu une réunion avec le Dr Kirstin Citron, président du Forum des géoparcs irlandais, et d'autres fonctionnaires du Forum géoparcs irlandais. Ce fut l'occasion d'examiner le premier travail de l'Irlande dans ce domaine et de discuter des perspectives pour le développement futur du concept et sa pratique à travers le monde.

Le même jour, Irina Bokova a prononcé un discours à l'Institut basé à Dublin des relations internationales et des affaires européennes, sur "la puissance douce (Soft Power) de l’UNESCO dans un monde globalisé."

Prenant la parole devant une salle comble, la Directrice générale a rappelé le rôle de l'UNESCO pour poser les bases d'une paix durable et du développement durable, soulignant l'action de l'UNESCO pour promouvoir l'éducation pour tous, en particulier des filles et des femmes, et pour la sauvegarde du patrimoine culturel au bénéfice de tous.

« Le « soft power » de l'UNESCO réside dans le pouvoir de proposer et d’échanger des idées, de rassembler les bons acteurs, d’établir des programmes pour mobiliser l'action collective pour des biens publics mondiaux, sur la base des droits de l'homme», a déclaré la Directrice générale.

«L'UNESCO ne fournit pas d'aide financière au développement, son rôle est de construire les conditions du développement. L’UNESCO ne mène pas d’opérations de maintien de la paix, elle travaille à la faire durer ", a-t-elle poursuivi. "Ce travail est essentiel, que je suis déterminée à le renforcer."

La Directrice générale a remercié l'Irlande pour son soutien à l'UNESCO, en soulignant l'attrait de la puissance douce de l'Irlande, en tant que puissance culturelle, profondément engagée dans les efforts visant à renforcer le multilatéralisme efficace et un ordre international fondé sur des règles, comme l'Organisation des Nations Unies.

Une discussion a suivi sur un large éventail de questions, de la protection de la culture au Mali, à la formation des enseignants et aux partenariats public-privé.




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