08.06.2012 - ODG

L’avenir de la terre dépend de la mer

Publié le 8 juin dand O Globo (Brésil)

Fort de ses quelque 8000 kilomètres de côtes, le Brésil est bien placé pour savoir  que la croissance verte et le développement durable passent par la gestion responsable des ressources de l’océan et des zones côtières.

Ce n’est pas qu’un enjeu environnemental : c’est une priorité économique et sociale. Des millions d’emplois dans l’industrie, le tourisme, le transport, l’énergie, dépendent de la mer. Plus de 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 km des côtes. 13 des 20 plus grandes villes du monde, Rio, Tokyo, Karachi ou Manille sont des villes côtières. Ces zones sont en première ligne du réchauffement climatique, de la montée des eaux et des tsunamis. Elles sont les premières à en subir les conséquences.

Pour préserver les océans, il est indispensable d’améliorer nos connaissances sur le milieu marin. C’est tout le sens de la Croisière océanographique transatlantique qui a réuni à la fin de l’année 2009 des scientifiques de renom et des représentants d’instituts de recherche brésiliens afin de mener des recherches sur la vie marine.

Car l’enjeu dépasse l’échelle des individus. La protection des océans appelle une coopération juridique, scientifique et politique plus forte des nations. A peine plus d’1% des océans du globe fait l’objet d’une protection. L’absorption par les océans du surplus de dioxyde de carbone dégagé par l’activité humaine provoque une acidification qui menace la vie marine et à travers eux toute la chaîne alimentaire. Sans parler des conséquences de la surpêche ou de la pollution. Aujourd’hui, des centaines de balises du système mondial d’observation des océans (GOOS), coordonné par I’UNESCO, permettent de mesurer la température, la salinité de l’eau ou les risques de tsunamis.<a name="_GoBack"></a> Il faut aller plus loin. A Rio, l’UNESCO et ses partenaires feront des propositions fortes pour mieux coordonner l’action des organismes de protection des océans, soutenir la croissance verte des Petits Etats insulaires en développement, renforcer le suivi scientifique des océans et des zones côtières.

On ne peut pas négocier avec la nature, mais on peut agir pour vivre en harmonie avec elle. C’est avec la conviction que l’avenir de la terre se joue dans la mer que j’arriverai à Rio pour le sommet du développement durable=.

 

Irina Bokova




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