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16.04.2014 - ODG

A l’Université de Genève, Irina Bokova insiste sur la force du patrimoine comme outil de dialogue et de cohésion sociale

© The Image Gate/Harold Cunningham

Le 16 avril, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a donné une conférence à l’université de Genève sur le thème « la destruction du patrimoine culturel en situation de conflit» dans le cadre d’un cycle de conférences publiques « le patrimoine culturel de l’humanité : un outil pour la paix ».

Cette conférence était aussi l’occasion de présenter quelques opérations les plus récentes de l’UNESCO pour la protection ou la réhabilitation du patrimoine endommagé en Libye, en Syrie et au Mali,  notamment la reconstruction des mausolées de Tombouctou.

La Directrice générale répondait à l’invitation de Marc-André Renold, titulaire de la chaire UNESCO en droit international de la protection des biens culturels, créée à l’université de Genève en 2012 et de Metin Arditi, Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO. Elle s’est exprimée en présence de M. Jean Frederic Jauslin, Ambassadeur, Délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO.

Soulignant le rôle vital de la culture pour la paix et la nécessité de préserver le patrimoine en temps de guerre, la Directrice générale a précisé qu’aujourd’hui, « la culture n’est pas une victime collatérale des conflits, mais que c’est une cible directe et délibérée ». « Si la culture est attaquée, c’est parce qu’elle porte les valeurs et les identités des peuples» a-t-elle poursuivi. La culture est attaquée pour saper les fondements du lien social et pour détruire l’identité collective.

La Directrice générale a donné un aperçu général des actions menée par l’UNESCO en Libye, au Mali, en Irak et en Syrie, rappelant la conviction fondatrice de l’UNESCO – les accords économiques et politiques ne suffisent pas à construire une paix durable. « La destruction du patrimoine affecte les sociétés sur le long terme, c’est pourquoi il est essentiel que la préservation du patrimoine soit intégrée aux réponses d’urgence, car elle est inséparable de la protection des vies humaines puisqu’elle porte les valeurs et les identités, » a indiqué madame Bokova.

Soulignant le risque croissant de trafic illicite de biens culturels, particulièrement dans les pays en conflit, la Directrice générale a mis l’accent sur le travail de prévention de l’UNESCO auprès des décideurs et des citoyens pour protéger le patrimoine culturel et préserver ainsi l’identité des peuples et bâtir des sociétés pacifiques.

Lire la conférence (PDF)

Au cours de sa visite à Genève, la Directrice générale s’est aussi entretenue avec le recteur de l’université de Genève, le professeur Jean Dominique Vassalli et le Directeur général du bureau des Nations Unies de Genève, Michael Moller.

 




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