» La Directrice générale met en avant le rôle du haut débit pour l’éducation et le partage des contenus
24.09.2012 -

La Directrice générale met en avant le rôle du haut débit pour l’éducation et le partage des contenus

© UNESCO -UNESCO Director-General Irina Bokova at the annual meeting of the Commission for Digital Development, with the participation of Carlos Slim, President of the Carlos Slim Foundation, Hamadoun Touré, ITU Secretary-General, entrepreneur and economist Muhammad Yunus, UNDP Administrator Helen Clark and Josh Nesbit founder of Medic Mobile, New York, September 2012

La réunion annuelle de la Commission pour le développement digital s’est réunie dimanche 23 septembre 2012, à New York, avec la participation de Carlos Slim, Président de Carlos Slim Foundation, Hamadoun Touré, Secrétaire général de l’UIT et près d’une soixantaine de commissaires parmi lesquels l’économiste et entrepreneur Mohammed Yunus, l’Administrateur du PNUD Helen Clark, ou encore Josh Nesbit, fondateur de Medic Mobile.

Les débats se sont ouverts sur le constat du développement rapide du haut débit dans le monde. « Aucune autre technologie n’a connu un essor aussi rapide au cours de l’histoire. D’ici 2017, 3 milliards d’individus seront connectés à l’internet sur des Smartphones. C’est un basculement sans précédent de nos manières de communiquer, d’apprendre, de participer à la vie économique et sociale, » a souligné M. Carlos Slim, Co-président de la Commission pour le développement digital, en ouverture de la conférence.

Face à l’essor de cette nouvelle technologie, la Directrice générale Irina Bokova, vice co-présidente de la Commission, a tenu à souligner que le haut débit est d’abord un défi humain, et pas seulement un enjeu industriel : « Nous connaissons tous le potentiel du haut débit pour l’éducation, pour le partage des savoirs. C’est la plus puissante technologie transformative de l’histoire. La vraie question est de savoir comment assurer l’accès du haut débit pour tous, notamment les plus marginalisés, et comment leur donner les moyens d’exploiter le potentiel de ces nouveaux outils. »

La Directrice générale a notamment souligné que le développement des technologies est inséparable du développement de contenus de qualité : « on ne peut pas juste investir dans des outils, mais dans des écosystèmes complets. »

Témoignant de l’importance de diffuser des contenus de qualité, l’actrice Geena Davis est intervenue pour demander à la Commission de mobiliser le potentiel du haut débit pour l’égalité des genres. « Les contenus et les programmes destinés aux enfants témoignent d’une profonde inégalités des genres et de stéréotypes persistants à l’égard des filles et des femmes. Elles sont moins nombreuses et occupent moins souvent les premiers rôles. Quel message envoyons-nous à nos enfants avec des contenus de ce type ? La diffusion des contenus sur internet, par le haut débit, peut jouer un rôle majeur dans ce rééquilibrage. ». Helen Clark s’est également inquiétée des inégalités hommes / femmes dans l’accès aux Smartphones : dans le monde aujourd’hui, une femme a 21% de chances en moins de posséder l’un de ces appareils par rapport à un homme.

Les interventions se sont succédées pour illustrer le rôle du haut débit dans l’accès aux soins médicaux dans les zones reculées, pour la transparence des élections démocratiques, pour la participation à la vie sociale, l’accès aux services bancaires. 1 milliard de personnes dans le monde vivent aujourd’hui dans l’extrême pauvreté, sans accès à aucun service de santé, sans accès à une éducation de qualité. Cette population sera aussi la prochaine à s’équiper des technologies de l’internet. En 1995, le Bangladesh n’avait presque pas de téléphonie mobile. Aujourd’hui 85 millions de personnes, soit un habitant du pays sur deux, possède un téléphone mobile. Il s’agit d’un basculement considérable pour la vie de tous les jours. « Les opportunités d’avenir sont immenses, avec la création des universités virtuelles, l’enseignement à distance, les bibliothèques connectées. Cet avenir se prépare aujourd’hui, et nous devons soutenir le développement de nouvelles compétences, la formation des professeurs, la création de nouveaux contenus éducatifs, de nouvelles politiques publiques de partage des savoirs, » a souligné la Directrice générale. Irina Bokova signait un peu plus tôt dans la matinée un nouveau protocole d’accord avec Hamadoun Touré, Secrétaire général de l’UIT, pour la réalisation de ces objectifs.

 




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