Célébrations d'anniversaires en 2010

Allemagne
550e anniversaire de la naissance de Tilman Riemenschneider, sculpteur (v. 1460-1531) (2010)

Le sculpteur allemand Tilman Riemenschneider (1460-1531) figure parmi les dernières générations des sculpteurs gothiques d’Allemagne du Sud, qui travaillèrent essentiellement à Würzburg (Bavière). Riemenschneider et son atelier fabriquèrent un grand nombre de retables en bois mais réalisèrent également des tombes et des statues, travaillant parfois l’albâtre et le calcaire.
Riemenschneider, qui sut trouver un équilibre exceptionnel entre élégance formelle et force expressive, est solidement ancré dans la tradition gothique tardive tout en reflétant les préoccupations humanistes naissantes. Il fut l’un des premiers sculpteurs à abandonner la polychromie en certaines occasions. Vers la fin de sa vie, riche et couronné de succès, Riemenschneider subit un tragique revers de fortune. Il paya très cher ses sympathies pour les paysans insurgés de la région en 1524. L’œuvre remarquable de Tilman Riemenschneider fut redécou-verte à l’aube du XIXe siècle.


150e anniversaire de la mort d’Arthur Schopenhauer, philosophe (1788-1860) (2010)

Arthur Schopenhauer est connu pour son pessimisme athée et sa clarté philosophique. Son œuvre la plus influente, Le Monde comme volonté et comme représentation, souligne l’importance de la motivation essentielle de l’homme, que Schopenhauer appelle « volonté ». Son analyse métaphysique de la « volonté », ses opinions sur les motivations et le désir chez les hommes et son style aphoristique ont eu une grande influence sur beaucoup de philosophes de renom, comme Friedrich Nietzsche, Ludwig Wittgenstein et Sigmund Freud.


200e anniversaire de la naissance de Robert Schumann, compositeur (1810-1856) (2010)

Robert Schumann (1810-1856), compositeur, esthète et critique musical allemand, fut l’un des plus célèbres compositeurs romantiques du XIXe siècle. Au cours de sa brève carrière, il fut professeur de piano au conservatoire de Leipzig sous la direction de Mendelssohn puis, plus tard, chef d’orchestre. Son œuvre, qu’il commença beaucoup plus tardivement que d’autres compositeurs, comprend quatre symphonies, un concerto pour piano très célèbre, de la musique de chambre, des chansons et un cycle de chansons, ainsi qu’une profusion d’œuvres courtes pour piano. Schumann nourrissait un vif intérêt pour la littérature, la philosophie et les arts. Il fut également, dans les milieux journalistiques, un critique musical talentueux et c’est en cette qualité qu’il sut reconnaître et promouvoir le talent de Chopin, Brahms et Berlioz. En 1840, Schumann épousa la fille de son professeur, la pianiste Clara Wieck. Elle-même compositrice, elle mena une grande carrière de concertiste et fut notamment la première interprète d’une grande partie des œuvres de son époux.


Arménie
800e anniversaire de la naissance de Toros Roslin, enlumineur (1210-1270) (2010)

Toros Roslin (c. 1210-1270), illustre enlumineur et miniaturiste arménien du Moyen Âge, est l’un des plus célèbres représentants de l’école cilicienne. Avec Toros Roslin, l’art de l’enluminure et, plus encore, celui de la miniature dans l’Arménie du XIIIe siècle se caractérisent par une nouvelle interprétation esthétique du monde et des idées modernes. Dans ses miniatures, Toros Roslin privilégie les expériences artistiques du passé, les siennes propres comme celles d’autres artistes ; il a ouvert de nouveaux horizons et de nouvelles possibilités pour les peintres à venir. La principale innovation artistique de Roslin réside dans l’individualisation des visages. Dans l’art médiéval, c’est à partir de la deuxième moitié du XIIIe siècle que les visages commencent à être différenciés, à se distinguer les uns des autres et à perdre leur aspect idéalisé. C’est en ce sens qu’il convient de placer Roslin parmi les artistes les plus novateurs de l’époque. Roslin a d’autre part redonné vie au genre des portraits royaux : les premiers portraits royaux ciliciens se trouvent en effet dans ses manuscrits. Son style se caractérise par la délicatesse des couleurs, par le traitement classique des personnages et de leurs vêtements, par l’élégance du trait et par une iconographie innovante. Bien qu’il ait illustré et enluminé de nombreux manuscrits, nous ne disposons d’informations que sur sept d’entre eux : réalisés entre 1256 et 1268, ils sont conservés dans des dépôts d’archives à Erevan, Jérusalem et Baltimore (États-Unis). Toros Roslin est devenu le tout premier artiste arménien de portée universelle, dans la mesure où il a su préserver l’identité de l’art ethnique arménien en observant et en suivant la tradition iconographique et ornementale du pays utilisée par ses prédécesseurs arméniens, tout en étant en même temps « byzantin » de par ses concepts et ses techniques, et « artiste de la Renaissance » et précurseur de Giotto et de Duccio de par l’équilibre, l’harmonie, la richesse des couleurs que l’on trouve dans ses œuvres, ainsi que par les niveaux et les dimensions multiples de ses compositions. Plus exactement, il est à l’origine d’un art religieux chrétien de portée universelle. Les spécialistes l’ont d’ailleurs baptisé « le virtuose de l’ornementation ».
Légende de l’image : Epitre d’Eusebe a Carpien. Evangile. Scribe et peintre Thoros Rosline, Ms. 10450, XIIIe siècle.


1600e anniversaire de la naissance de Moïse de Khorène, historien (v. 410-493) (2010)

Moïse de Khorène (c. 410-493), surnommé le père de l’historiographie arménienne, est le plus grand historien arménien de l’époque médiévale. L’œuvre de Moïse de Khorène, qui fut aussi poète, traducteur, philosophe et théologien, revêt une importance singulière dans la mesure où elle consigne les anciennes traditions orales du peuple arménien datant de l’époque païenne. Mais surtout, ses écrits retracent l’histoire de l’Arménie depuis l’époque de Khorène jusqu’aux origines du pays. Son chef-d’œuvre, « L’Histoire de l’Arménie », couvre une période allant de la formation du peuple arménien, autour du Xe siècle avant J.-C., jusqu’au Ve siècle de notre ère. Ce livre renferme des informations exceptionnelles et d’une richesse inégalée sur les anciennes légendes arméniennes, la religion païenne, les affaires intérieures et la vie économique du pays, son organisation sociale et étatique, son système juridique et de ses relations avec le reste du monde. C’est également une mine de renseignements sur l’histoire et la culture des peuples voisins et des relations qu’ils entretenaient entre eux, en particulier les peuples perses, byzantins, assyriens, géorgiens et albanais, entre autres. Il constitue ainsi une source indispensable à l’étude de l’histoire de ces peuples. Pour la première fois dans l’historiographie arménienne, Khorène a introduit l’idée de chronologie. Dans les 2e et 3e tomes de « L’Histoire de l’Arménie », outre les dates du règne des rois et katolicos arméniens, Khorène mentionne les années de règne des dirigeants de la Perse voisine et de Rome. La première édition de « L’Histoire de l’Arménie » fut publiée à Amsterdam en 1695 ; la seconde en 1736 à Londres, accompagnée d’une traduction latine ; la troisième à Venise en 1753 ; elle a été traduite en français (Venise, 1841), en italien (1841, 1950), en allemand (partiellement, 1869), en anglais (1979), en russe (1809, 1859) et en d’autres langues. Pour avoir travaillé pendant plus de six ans à la célèbre Bibliothèque d’Alexandrie, Moïse de Khorène se familiarisa avec les travaux des auteurs de l’antiquité et cite les œuvres de divers auteurs grecs et syriens. Certains d’entre eux ne sont connus que grâce aux écrits de Moïse de Khorène. Pour la plupart, celles de ses œuvres qui sont parvenues jusqu’à nous revêtent une importance toute particulière car Moïse de Khorène ne s’est pas seulement intéressé à l’histoire, à la culture et aux traditions arméniennes mais aussi à celles des peuples de la région et de l’ensemble du monde. Citons notamment (1) Histoire de l’Arménie ; (2) Traité de géographie ; (3) Lettre sur l’Assomption de la Sainte Vierge Marie ; (4) Homélie sur la transfiguration du Christ ; (5) Oraison sur Hripsime, Vierge et martyre arménienne ; (6) Hymnes chantés dans le rite religieux arménien ; (7) Commentaires sur les grammairiens arméniens ; (8) Explications sur les cérémonies religieuses arméniennes ; (9) Géographie (« Ashkharhatsyuts ») – description du monde à l’aide de cartes ; (10) Traité de rhétorique.
Légende de l’image : Moïse de Khorène et le Prince Sahak Bagratouni. Histoire d’Arménie, Ms. 2865, XIIIe siècle.


Bélarus
200e anniversaire de la naissance d’Ivan Khrutsky, peintre (1810-1885) (2010)

Ivan Khrutsky fut, pendant la première moitié du XIXe siècle, le maître incontesté de la nature morte. Il élabora son propre style de nature morte, qu’il intégra dans des portraits.
En reconnaissance de son talent exceptionnel, l’Académie Saint-Pétersbourg lui accorda le titre d’académicien en 1839. L’année suivante, il s’installa dans la propriété familiale située dans la région de Polotsk. Cette période fut marquée par des commandes d’œuvres religieuses, pour la plupart en provenance de Lituanie. Outre la peinture religieuse, il réalisa également les portraits de personnalités célèbres.
Légende de l’image : Portrait de l’inconnue


Bulgarie
200e anniversaire de la naissance de Zacharie Zographe, représentant de l’art de la renaissance bulgare (1810-1853) (2010)

Zahariy Hristovich Dimitrov (1810-1853), plus connu sous le nom de Zacharie Zographe (ou Zahariy Zograf) est le peintre bulgare le plus célèbre de la Renaissance nationale bulgare. Connu pour les fresques murales qu’il réalisa dans des églises ainsi que pour ses icônes, il est souvent considéré comme le fondateur de l’art séculier en Bulgarie. Dès 1831, il avait alors 21 ans, on vit en lui un maître. Peintre d’icônes et de fresques, il a décoré de nombreux monastères et églises qui suscitent une grande admiration. Zacharie Zographe a vécu et travaillé sur le mont Athos entre 1851 et 1852, où il a décoré le narthex extérieur de la Grande-Lavra.
Légende de l’image : Autoportrait


Côte d'Ivoire
50e anniversaire du début de la carrière intellectuelle du professeur Harris Memel-Fotê (1930-2008) (2010)

Le professeur Memel-Fotê, citoyen ivoirien, anthropologue et éminent intellectuel africain (1930-2008), a apporté une contribution majeure au développement des sciences sociales. À l’Institut d’ethno-sociologie d’Abidjan en Côte d’Ivoire, il a contribué au développement de cette discipline et au rapprochement de la sociologie, de l’anthropologie, de l’ethnologie et de l’histoire. Il a également apporté un changement fondamental dans la manière d’aborder le problème de l’esclavage en dépassant la vision économiciste et en l’appréhendant dans ses dimensions politiques et idéologiques et en mettant l’accent sur l’interaction entre les dynamiques sociales internes au continent (l’esclavage domestique) et externe (la traite négrière). Dans ce sens, son œuvre fait la lumière sur le dialogue de civilisations construites à partir des violences, des résistances et des fusions culturelles, scientifiques et technologiques. Panafricaniste, le professeur Memel-Fotê fait partie des intellectuels africains qui ont milité contre la colonisation et a apporté une contribution active à la formation de la jeunesse en Afrique et à la pensée africaine de liberté, de dignité et d’indépendance.
Membre fondateur de plusieurs institutions et groupes de recherche en sciences sociales en Afrique, Président du CODESRIA (1979-1982), il a également exercé des fonctions scientifiques, en tant qu’enseignant-chercheur à l’Ecole de hautes études en sciences sociales où il a été Directeur d’études associé et au Collège de France, où il a été titulaire d’une Chaire internationale. Il a contribué à la création de l’Académie des sciences d’Afrique et de la diaspora africaine (ASCAD).


Croatie
100e anniversaire de la découverte de la discontinuité de Mohorovicic par Andrija Mohorovicic (1910) (2010)

Andrija Mohorovičić fut un météorologue et sismologue renommé. En 1909, la vallée de la Kupa fut ébranlée par un tremblement de terre dont l’épicentre se situait à quelque 40 kilomètres au sud-est de Zagreb. Mohorovičić mesura minutieusement les ondes sismiques produites par le tremblement de terre à l’observatoire de Zagreb. En analysant les données qui lui parvinrent depuis d’autres postes d’observation, Mohorovičić parvint à la conclusion que la Terre est constituée de couches superficielles au-dessus d’un noyau interne. Il fut le premier scientifique à établir, à partir de l’observation du comportement des ondes sismiques, la discontinuité qui sépare la croûte du manteau de la planète Terre.

450e anniversaire de la naissance de Marc-Antoine de Dominis, philosophe et scientifique (1560-1624) (2010)

Dominis était membre des collèges de Venise. On retrouve des traces de cette époque dans son célèbre ouvrage de physique De radiis visus et lucis in vitris perspectivis et iride. Il s’agit en réalité du recueil des cours de physique qu’il donna en 1591-1592, soit 20 ans avant la présentation du fonctionnement du télescope par Galilée. Cet ouvrage fut publié à Venise en 1611. Dominis y explique l’origine de l’arc-en-ciel, le fonctionnement des télescopes, les aspects fondamentaux du fonctionnement de l’œil, etc. Dans un second ouvrage, Euripus seu de fluxu et refluxu maris, il interprète le flux et le reflux de la marée comme l’effet de l’action du soleil et de la lune sur la terre avec une force semblable au magnétisme. C’est ce que confirma Newton près d’un siècle plus tard, lorsqu’il expliqua la gravitation.

Cuba

100e anniversaire de la naissance de José Lezama Lima, écrivain (1910-1976) (2010)

José Lezama Lima (1910-1976), poète et écrivain cubain, est considéré comme étant l’un des écrivains les plus originaux de la littérature latino-américaine du XXe siècle.
Il fonda diverses revues d'avant-garde, dont « Orígenes » (1944), qui réunissait la génération du même nom, l’une de plus importantes de la literature cubaine. Poète hermétique et baroque (« Mort de Narcisse » ; « Rumeur ennemie » ; « Dador ») il est aussi l'auteur de nombreux essais critiques. Son œuvre la plus connue « Paradiso » est saluée par la critique internationale. Elle est à la fois une chronique colorée d'une famille havanaise et une aventure littéraire et poétique au confluent des cultures de l'Ancien et du Nouveau Monde.


Équateur
100e anniversaire de la naissance de Mgr Leonidas Proaño (1910-1988) (2010)

Monseigneur Proaño a consacré sa vie aux droits humains et au combat contre la pauvreté et l’analphabétisme en menant essentiellement une action auprès des Indiens. Il a joué un rôle particulièrement actif dans la Fondation du peuple indien d’Équateur. En 1960, il a été délégué de l’Équateur au Conseil des évêques d’Amérique latine (CELAM). Il est également à l’origine de la Pastorale itinérante de l’Institut d’Amérique latine.
Il a pris part au Conseil de la théologie de la libération, qui considérait la pauvreté comme une question sociale et estimait que l’Église avait le devoir de protéger les pauvres. Il décida par exemple d’utiliser les biens de l’Église pour diviser les terres de la province de Chimborazo et en faire don aux Indiens, plutôt que de construire une nouvelle église.
Par son action et par les efforts qu’il a menés tout au long de sa vie, Monseigneur Proaño a laissé une profonde empreinte en Équateur et dans l’ensemble de l’Amérique latine.


Fédération de Russie
1000e anniversaire de la fondation de la ville de Iaroslavl (1010) (2010)

La ville historique d'Iaroslavl est située au confluent de la Volga et de la Kotorosl, à quelque 250 km au nord-est de Moscou. À partir du XIe siècle, elle devint un centre de commerce très important. Elle est célèbre pour ses nombreuses églises du XVIIe siècle. Iaroslav est un exemple remarquable du programme de rénovation urbaine ordonné en 1763 par l’impératrice Catherine la Grande pour l’ensemble de la Russie. Tout en conservant certaines de ses structures historiques importantes, la ville fut rénovée dans le style néoclassique suivant un plan directeur urbain en étoile. On trouve également des éléments datant du XVIe siècle dans le monastère Spassky, l’un des plus anciens de la région de la Haute Volga, bâti à la fin du XIIe siècle, mais reconstruit au fil des siècles.
Cette ville historique avec ses églises du XVIIe siècle, son plan néoclassique en étoile et son architecture civile, est un exemple exceptionnel de l’échange d’influences culturelles et architecturales entre l’Europe de l’Ouest et l’empire russe. La ville historique d'Iaroslavl est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial depuis 2005.


150e anniversaire de la naissance d’Anton Pavlovitch Tchekhov, écrivain (1860-1904) (2010)

Anton Pavlovitch Tchekhov (1860-1904), nouvelliste, dramaturge et médecin russe, est considéré comme l’un des plus grands nouvellistes de la littérature mondiale. Au cours de sa carrière de dramaturge il écrivit quatre classiques (La Mouette, Oncle Vania, Les Trois sœurs, La Cerisaie) et ses meilleures nouvelles sont tenues en haute estime par les écrivains et par les critiques. Les innovations formelles dont il est à l’origine ont influencé l’évolution de la nouvelle moderne. Son originalité tient à son utilisation inédite de la technique du flux de conscience, technique reprise plus tard par James Joyce et par d’autres modernistes. Tchekhov exerça la médecine pendant presque toute la durée de sa carrière littéraire.


France
1100e anniversaire de la fondation de l’Abbaye de Cluny (910) (2010)

L'Abbaye de Cluny fut fondée en 910 par Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine. Cluny est le symbole du renouveau monastique en Occident ainsi qu'un centre intellectuel de premier plan au Moyen Âge classique. À la fin du XIe siècle, l'Abbaye de Cluny rayonne sur l'Europe chrétienne avec un réseau - le premier du genre - de près de 1 400 dépendances et de quelque 10 000 moines. En 1088, le chantier de la « Maior Ecclesia », plus grande église abbatiale romane jamais construite avec ses voûtes culminant à 30 mètres, est entrepris. À la Révolution, les moines sont expulsés et dispersés dans les paroisses environnantes ; les bâtiments sont saisis comme biens nationaux et mis en vente. Les vestiges de l’Abbaye sont le témoignage de la grandeur architecturale et spirituelle de ce chef-d’œuvre de l’art roman, composante unique du patrimoine français. L’Abbaye de Cluny a reçu récemment le label du patrimoine européen de la Commission européenne. Ce label « Patrimoine européen » a pour objectif de mettre en valeur la dimension européenne des biens culturels, monuments, sites naturels ou urbains et des lieux de mémoire, témoins de l'histoire et de l'héritage européen. Son ambition est de renforcer le sentiment d'appartenance à un espace culturel commun dans l’esprit qui est celui de la Convention de 1972 ; en cela il est complémentaire de l’action de l’UNESCO dans le domaine de la protection et de la sauvegarde du patrimoine culturel qui veille notamment à ce que la conservation des sites et des monuments contribue à la cohésion sociale.


Géorgie
100e anniversaire de la naissance de Vakhtang Chabukiani, danseur classique, chorégraphe et professeur (1910-1992) (2010)

Vakhtang Chabukiani – danseur de ballet extraordinaire, chorégraphe et maître de ballet du XXe siècle, présentait des dons et un physique exceptionnels. Ses moyens d’expression composaient une riche palette. Sa manière classique de danser, la virtuosité de sa technique et sa vigueur ont créé pour les danseurs hommes des ballets classiques un style de danse totalement nouveau.
Chabukiani eut pour partenaires les plus célèbres danseuses de ballet du monde : Natalia Dudinskaya, Tatiana Vecheslova, Galina Ulanova et Maya Plesetkaya. En 1934, il partit en tournée aux États-Unis en compagnie de Tatiana Vecheslova.
V. Chabukiani débuta sa carrière de chorégraphe à l’âge de 16 ans. Plus tard, il créa une troupe géorgienne, qu’il dirigea pendant 30 ans. Il enseigna abondamment en Géorgie et à l’étranger, formant une nouvelle génération de danseurs de ballet. En 2007, le ballet « Laurensia », mis en scène par Vakhtang Chabukiani, fut restauré et ajouté au répertoire de la troupe de ballet de Géorgie.
Légende de l’image : Laurencia – Vera Tsignadze, Frondoso – Vakhtang Chabukiani.


1000e anniversaire du début de la construction de la cathédrale Svetitskhoveli (2010)

La cathédrale de Svetitskhoveli à Mtskheta, ancienne capitale de Géorgie, offre un exemple remarquable d’architecture médiévale au Proche-Orient. La cathédrale actuelle a été érigée au XIe siècle par l’architecte géorgien Arsukisdze, bien que le site proprement dit, encore plus ancien, remonte aux IVe et Ve siècles. Ce site est associé à de nombreuses légendes reflétant les premières traditions chrétiennes et la christianisation de la Géorgie (du 1er au IVe siècle env.). Il est également considéré comme le symbole de l’histoire pluriséculaire de la Géorgie. La cathédrale de Svetitskhoveli est l’un des anciens édifices religieux historiques les plus vastes qui aient été préservés dans le pays. Ainsi que d’autres monuments historiques de Mtskheta, elle est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La catedral de Svetitsjoveli, en Mtsjeta, la antigua capital de Georgia, es un notable ejemplo de arquitectura medieval en la región del Cercano Oriente. La catedral actual la construyó en el siglo XI el arquitecto georgiano Arsukisdze, aunque el lugar en que se levanta es más antiguo y se remonta a los siglos IV a V. El lugar está relacionado con varias leyendas que reflejan las primeras tradiciones cristianas y la adopción del cristianismo en Georgia (siglos I a IV). Está considerada asimismo símbolo de la historia centenaria de Georgia. La catedral de Svetitsjoveli es uno de los edificios eclesiásticos históricos de mayor tamaño que se conservan en el país. Figura en la lista de sitios del Patrimonio Mundial establecida por la UNESCO, junto con otros monumentos históricos de Mtsjeta.


Grenade
300e anniversaire de la fondation de la ville de Saint-Georges (1710) (2010)

La construction du quartier historique de Saint-Georges a pris fin avec l’ajout de plusieurs bâtiments administratifs en 1710. La ville a été conçue selon un système de quadrillage, autour d’une place centrale, et s’est développée principalement au cours du XVIIIe siècle. L’aménagement urbain est demeuré inchangé depuis l’origine et un vaste ensemble d’architecture géorgienne adaptée au contexte caribéen a été préservé. À partir du port naturel de Saint-Georges et des collines alentour, une zone non aménagée s’est développée à partir du début du XIXe siècle. L’architecture de Saint-Georges constitue le plus bel ensemble dans les Caraïbes, et c’est là ce qui lui confère toute son importance, de bâtiments à deux étages en briques rouges et jaunes et en maçonnerie, ornés de stuc et coiffés d’un toit en croupe à forte pente, caractéristique de l’architecture « caraïbe créole » du XVIIe et du début du XVIIIe siècles. Le schéma urbain et les styles architecturaux du quartier historique de la ville présentent un mélange d’éléments culturels d’une valeur universelle exceptionnelle. Le quartier historique de Saint-Georges est inscrit sur la Liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Légende de l’image : © Nigel Mathlin


Inde
100e anniversaire de la naissance de Mère Teresa (1910-1997) (Inde, avec le soutien de l’ex-République yougoslave de Macédoine) (2010)

Mère Teresa, Agnès Gonxha Bojaxhiu de son vrai nom, est une religieuse et missionnaire catholique très connue née en 1910. En 1928, elle s’est rendue en Inde où elle a mis sa vie au service des plus pauvres. En 1948, elle a obtenu la citoyenneté indienne et a fondé la congrégation des Missionnaires de la charité à Calcutta en 1950, qui est devenue célèbre pour son action en faveur des pauvres et des mourants de la ville. Pendant plus de 45 ans, elle a soigné les pauvres, les malades, les orphelins et les mourants tout en guidant le développement des Missionnaires de la charité, d’abord en Inde puis dans d’autres pays, en créant notamment des hospices et des centres d’hébergement pour les plus démunis et les sans-abri. L’œuvre de Mère Teresa a été reconnue et saluée dans le monde entier et elle a reçu plusieurs prix et distinctions, notamment le prix Nobel de la paix en 1979, la plus haute distinction civile indienne, la Bharat Ratna, en 1980 pour son action humanitaire, le prix Jean XXIII de la Paix (1971) et le prix Nehru pour son action en faveur de la paix et de la compréhension internationale (1972). Après sa mort, elle a été béatifiée par le Pape Jean-Paul II et a été déclarée Bienheureuse Teresa de Calcutta. Elle a toujours affirmé : « Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité, indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde ». Sa tombe, qui se trouve dans la Maison mère des Missionnaires de la charité, est rapidement devenue un lieu de pèlerinage et de prière pour les personnes de toutes confessions, pour les riches comme les pauvres. Mère Teresa a laissé le témoignage d’une foi inébranlable, d’un espoir invincible et d’une charité extraordinaire en tant que « mère des pauvres ». Elle est devenue un symbole de compassion pour le monde et un témoignage vivant de la soif d’amour de Dieu.
Le message de Mère Teresa est en parfait accord avec l’Acte constitutif de l’UNESCO et cette célébration en 2010 sera l’occasion d’expliquer aux jeunes générations son message de compassion, de tolérance, de respect mutuel, de solidarité et de paix. La célébration de cet anniversaire aidera à poursuivre la diffusion du message universel de Mère Teresa à travers le monde.


Iran, République islamique d'
1000e anniversaire de la rédaction du Shâhnâmeh (le Livre des rois) (2010)

Le Shâh Nâmeh est l’œuvre du célèbre poète du Xe siècle, Ferdowsi (941-1020), l’équivalent persan d’Homère pour le monde classique ou de poètes comme Shakespeare et Pouchkine pour les anglophones et les russophones. Cette œuvre, qui établit le persan comme une langue littéraire d’importance majeure, est un texte clé dans l’histoire de l’empire persan. Les historiens de l’art du monde entier considèrent ce texte comme l’un des plus importants du genre. Le texte revêt également une importance capitale dans la mesure où il a contribué à signer l’acte de naissance du persan comme langue classique et l’a sauvé de la disparition.
Le prince Baysanghor, le commanditaire de l’œuvre, était le petit-fils de Timur, que l’histoire et la littérature occidentales connaissent sous le nom de Tamerlan.
Le Shâh Nâmeh est inscrit sur le Registre de la Mémoire du monde, son intérêt universel a été donc solidement établi. La République islamique d’Iran prévoit d’organiser un congrès international afin de célébrer cet anniversaire. L’UNESCO devrait être associée à cet événement en qualité de partenaire afin de souligner l’importance de la sauvegarde du patrimoine documentaire et de mettre en valeur sa contribution à la préservation de la mémoire.
Légende de l’image : Une scène de bataille du Baysonqori Ms du Shâh Nâmeh. © Golestan Palace


Japon
1300e anniversaire de la capitale Nara Heijo-kyo (710) (2010)

Nara fut la capitale du Japon de 710 à 784. Pendant cette période, le cadre du gouvernement national fut consolidé, Nara jouit d’une grande prospérité et devint la source de la culture japonaise. Les monuments historiques de la ville - temples bouddhistes, sanctuaires shinto et les vestiges mis à jour du grand palais impérial - illustrent de manière exceptionnelle la vie dans la capitale japonaise au VIIIe siècle, période marquée par une profonde transformation politique et culturelle.
Nara est un site du patrimoine mondial. L’épanouissement de la culture japonaise à l’époque où Nara était capitale trouve un témoignage unique dans son patrimoine architectural. L’agencement du palais impérial et la conception des monuments qui subsistent à Nara sont des exemples remarquables de l’architecture et de l’urbanisme des anciennes capitales asiatiques. Les temples bouddhistes et les sanctuaires shinto de Nara témoignent de manière exceptionnelle de la permanence de la force spirituelle et de l’influence de ces religions. À l'occasion du 1300e anniversaire de la capitale Nara Heijo-kyo, de nombreux événements commémoratifs auront lieu dans Nara et aux alentours durant l'année 2010.
© UNESCO / G. Boccardi


Lettonie
50e anniversaire du Festival de chant et de danse des jeunes de l’école lettone (1960) (Lettonie, avec le soutien de l’Estonie et de la Lituanie) (2010)

La Célébration de chant et de danse des jeunes de l’école lettone est un festival qui se tient à Riga, tous les 5 ans, depuis 1960. Il vise à perpétuer la tradition des célébrations de chants et danses baltes, qui a été proclamée chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité en 2003 et qui est inscrite, depuis novembre 2008, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
La tradition des célébrations de chants et danses baltes est commune à tous les États baltes – Estonie, Lettonie et Lituanie. Son importance régionale souligne la responsabilité commune de la perpétuation de cette tradition partagée. À cet égard, la Célébration de chant et de danse des jeunes de l’école lettone est un événement important pour la pérennité des célébrations de chants et danses baltes, témoignant de la vivacité des traditions de chant choral, des danses et chants folkloriques et de la fanfare.


Pologne
150e anniversaire de la naissance d’Ignacy Jan Paderewski, pianiste et homme politique (1860-1941) (2010)

Ignacy Jan Paderewski (1860-1941), pianiste, compositeur, diplomate et homme politique polonais, étudia la musique au conservatoire de Varsovie pendant son enfance. En 1881, il se rendit à Berlin où il étudia la composition puis, en 1884, il s’installa à Vienne où il fit ses débuts musicaux en 1887. Il ne tarda pas à jouir d’une grande renommée et les concerts qu’il donna par la suite (à Paris en 1889 et à Londres en 1890) furent couronnés de succès. Son jeu brillant suscitait l’admiration et, en 1891, il effectua une tournée triomphale aux États-Unis d’Amérique. Son nom évoquait le summum de la virtuosité au piano. Il devint ainsi l’un des pianistes et compositeurs polonais les plus célèbres au monde. Tout en enchantant la Pologne et le monde par sa musique, Paderewski fut également l’un des grands hommes d’État de la Pologne.
Légende de l’image : © Centrum Paderewskiego. Tarnów – Kąśna Dolna.


200e anniversaire de la naissance de Frédéric Chopin, compositeur (1810-1849) (Pologne, avec le soutien de la France) (2010)

Frédéric Chopin (1810-1849), compositeur et pianiste polonais, est l'un des plus célèbres pianistes virtuoses du XIXe siècle et un grand compositeur de musique romantique. Sa musique (mazurkas, polonaises, nocturnes, concertos pour piano, études, ballades etc.) est encore aujourd'hui l'une des plus jouées et demeure un passage indispensable à la compréhension de la musique pour piano.
Il passe la première partie de sa vie à Varsovie où il reçoit une formation complète et où il devient un pianiste virtouse. A cette époque, ses compositions sont décrites à Vienne comme l'oeuvre d'un génie. En 1830 il part de Varsovie et en 1831 il s'installe à Paris. Très vite intégré au cercle des musiciens les plus en vue (Liszt, Ferdinand Hiller, Berlioz) il connaît un énorme succès et devient rapidement un musicien célèbre et renommé. Il est, avec Franz Liszt, le père de la technique pianistique moderne et l'origine de toute une lignée de compositeurs.
Légende de l’image : Gottfried Engelmann, lithographie par Pierre Roche Vigneron publiée par Maurice Schlesinger à Paris, 1833, 287 x 217. Collections: Musée de Frédéric Chopin - Varsovie [M/936].


République tchèque
100e anniversaire de la naissance de Karel Zeman, réalisateur (1910-1989) (2010)

Karel Zeman (1910-1989), réalisateur tchèque et auteur de films d’animation, est un des fondateurs du très réputé cinéma d’animation tchèque. Il débute dans la publicité, où il a fait ses premiers essais avec des marionnettes. Son premier court métrage « Un rêve de Noël » remporte en 1946 le prix du meilleur film de marionnettes au Festival de Cannes (France). Plus tard, dans la série « Contes de fées pour petits et grands » (« L'invention diabolique », « Le voyage dans les temps préhistoriques »), il crée un univers inédit qui charmera le public au niveau international. En mélangeant marionnettes, trucages, animation et acteurs vivants, il réussit à faire une savante synthèse entre réel et fantastique et à donner à ces films toute la mesure du mystère. Ses adaptations des romans de Jules Vernes lui permettent d'explorer des nouvelles possibilités d'adaptation du fantastique à l’image.

Sénégal
100e anniversaire de la naissance d'Alioune Diop, intellectuel sénégalais (1910-1980) (2010)

Alioune Diop (1910-1980) est un intellectuel sénégalais qui a joué un rôle de premier plan dans l'émancipation des cultures africaines. En 1947 il fonde la revue « Présence africaine » puis la Société africaine de culture, devenue aujourd’hui la « Communauté africaine des cultures » (CAC).
En 1956, il organise à la Sorbonne, à Paris, le Congrès des écrivains et artistes noirs réunissant des intellectuels et artistes de nombreux pays, et dont la célébration du 50e anniversaire a été réalisée à la Sorbonne et à l’UNESCO, en 2006. En 1966, Alioune Diop organise à Dakar avec Léopold Sédar Senghor le premier Festival mondial des arts nègres. Dans un Sénégal désormais indépendant cet événement unique sera aussi l'occasion de la première commémoration du souvenir de l'esclavage dans le monde et le lieu des premières questions sur la réparation.
En tant qu'éditeur Alioune Diop a animé un forum et crée un mouvement intellectuel de revendications culturelles connu sous le nom de la négritude. Il a joué un rôle de premier plan, aux côtés d’autres intellectuels, pour la reconnaissance et le rayonnement de la pensée, des cultures et des arts d’Afrique et de la diaspora.
Cet anniversaire donnera l’occasion à la communauté artistique et culturelle, y compris au monde de l’édition en Afrique et Africophile, de revisiter l’œuvre de cette illustre personnalité de la société civile africaine. La communauté internationale sera encouragée à soutenir les célébrations d’Alioune Diop, dans le cadre du suivi du Festival mondial des arts nègres (FESMAN) et du Festival culturel panafricain, événements marquants pour replacer la culture au cœur du développement.


Slovaquie
150e anniversaire de la naissance de Martin Kukucín, écrivain (1860-1928) (2010)

Martin Kukučín (de son vrai nom Matej Bencúr, 1860-1928), écrivain, dramaturge et médecin slovaque, fut le représentant le plus illustre de la littérature réaliste en Slovaquie. Il est considéré comme l’un des fondateurs de la prose slovaque moderne. Il apprit la médecine à Prague et passa sa vie d’adulte en Croatie et au Chili, où il exerça la médecine. Il entretint des contacts essentiellement épistolaires avec la Slovaquie, tout en publiant une série de textes relatifs aux Dalmates. Ses romans (« Dom v stráni », « Mat’volà », « Dies irae »), traduits en de nombreuses langues, ont donné lieu à des productions et adaptations pour le cinéma. El prosista, dramaturgo y médico eslovaco Martin Kukučín (1860-1928), cuyo verdadero nombre era Matej Bencúr, fue el representante más notable del realismo literario eslovaco y está considerado uno de los fundadores de la prosa moderna eslovaca. Estudió medicina en Praga y pasó su vida adulta en Croacia y Chile, donde ejerció la medicina. Mantuvo contacto con Eslovaquia, principalmente por correspondencia, y publicó una serie de textos sobre temas dálmatas. Sus novelas (Dom v stráni, Mat’volà, Dies irae) han sido traducidas a numerosos idiomas y han sido objeto de producciones y adaptaciones cinematográficas.

Suisse
100e anniversaire de la naissance de Jeanne Hersch, philosophe (1910-2000) (2010)

Philosophe de renom, au parcours philosophique et universitaire exemplaire, Jeanne Hersch a marqué son passage à l'UNESCO en y occupant la première direction de la Division de la philosophie, créée en 1966. En perpétuelle quête du sens, elle a incarné une forte ambition pour l'action de l'UNESCO dans le domaine de la philosophie qu'elle considérait comme un stimulant et un liant unique pour les activités diverses et multiples de l'Organisation. Elle eut ainsi un rôle majeur dans l'impulsion des réflexions du XXe siècle sur la liberté et les droits de l’homme et publia dans ce cadre un ouvrage d'envergure intitulé Le droit d'être un homme, traduit en sept langues. Elle a également joué un rôle significatif pour la valorisation de l'éducation qu'elle voyait comme un élément nécessaire pour l'être humain. Elle excellait ainsi à expliquer les concepts les plus complexes en termes simples et accessibles à tous.

Thaïlande
100e anniversaire de la naissance d’Euah Suntornsanan, compositeur (1910-1981) (2010)

Compositeur et chef d’orchestre prolifique et talentueux, Euah Suntornsanan a fait œuvre de pionnier en introduisant la musique occidentale dans la culture populaire thaïlandaise. Dans les années 1940, il fonde le Suntaraporn, big band le plus renommé de Thaïlande. Il s’est produit de très nombreuses fois en Thaïlande, mais aussi dans d’autres pays de la région tels que la République démocratique populaire lao, le Cambodge ou la Chine. Par sa musique et ses chansons, il a contribué à la naissance d’une impulsion en faveur de la paix et de l’harmonie entre pays d’Asie du Sud-Est. La célébration du centenaire de sa naissance offrira sans nulle doute une excellente occasion de promouvoir une meilleure compréhension de la contribution exceptionnelle qu’il a apportée grâce au langage universel de la musique.

Turquie
100e anniversaire de la mort d’Osman Hamdi Bey, peintre, archéologue et spécialiste de l’art (1842-1910) (2010)

Osman Hamdi Bey (1842 -1910), fut l’un des précurseurs de la muséologie et de l’archéologie turques, ainsi qu’un peintre remarquable. C’est lui qui fonda le premier musée du pays, le Musée archéologique d’Istanbul. Il dirigea les premières fouilles archéologiques turques menées de façon scientifique (au sanctuaire funéraire Commagène du Mont Nemrut, site désormais inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO). Il créa également l’Académie des Beaux-Arts d’Istanbul (rebaptisée depuis Université Mimar-Sinan).

Ukraine
500e anniversaire de la naissance d’Ivan Fyodorov, fondateur de l’impression au Bélarus, dans la Fédération de Russie et en Ukraine (1510-1583) (Ukraine, avec le soutien de la Fédération de Russie et du Bélarus) (2010)

Ivan Fyodorov (1510-1583) est l’imprimeur le plus célèbre et l’un des pères fondateurs de l’impression russe et ukrainienne. Il est à l’origine de la première bible slave (la « Bible d’Ostroh » de 1580-1581), du premier livre russe (ou d’un autre pays slave de l’Est) (Bukvar, 1574), et des premiers index alphabétique des matières, calendrier et poème imprimés russes. C’était un artisan accompli dans de nombreux domaines et un homme d’une grande ouverture d’esprit et d’une grande ténacité. Il a largement contribué à promouvoir l’alphabétisation et l’unité de la confession orthodoxe orientale et a apporté un contenu, une conception et un savoir-faire de haut niveau à une profession essentielle.

Viet Nam
1000e anniversaire de la fondation de la ville de Thang Long Ha Noi (1010) (2010)

Thang Long, aujourd’hui le centre de Hanoi, a été choisie par Ly Thai To, roi fondateur de la dynastie des Ly, comme la capitale du royaume du Dai Viet (le Viet Nam actuel) en automne 1010. Thang Long signifie « dragon s’élevant dans le ciel », symbole du désir et de la soif d’indépendance du peuple vietnamien. Au cours des différents règnes, Thang Long est restée la capitale du royaume de Dai Viet presque sans interruption.
Le Centre du patrimoine culturel de Thang Long - Hanoi comprend la citadelle impériale de Thang Long, Thang Long Tu Tran et le Van Mieu - Quoc Tu Giam (temples de la littérature - collège impérial).
De décembre 2002 au début 2004, l’Institut archéologique du Viet Nam a réalisé des fouilles de grande ampleur sur le site archéologique. Il s’agit du plus grand chantier archéologique du Viet Nam et de l’Asie du Sud-est. On y a découvert un ensemble abondant de reliques et de vestiges provenant de la citadelle Dai La (VII-Xe siècles), de la citadelle de Thang Long (XI-XVIIIe siècles) et de la citadelle d’Hanoi (XIXe siècle).
Thang Long est inscrite sur la Liste indicative du patrimoine mondial depuis 2006.

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