Biodiversité insulaire

Cette année, la Journée internationale de la diversité biologique est consacrée à la « biodiversité insulaire », conformément à la proclamation, par l’Assemblée générale des Nations Unies, de 2014 Année internationale des petits États insulaires en développement.

En septembre, Samoa accueillera la troisième Conférence internationale des petits États insulaires en développement. L’UNESCO participe à la préparation de cette manifestation importante, qui contribuera à élaborer un nouveau programme mondial de développement durable pour l’après-2015.

© Steven Percival. Le Patrimoine immatériel et la protection de la biodiversité sont souvent liès (Samoa).

Ce programme doit reconnaître l’importance des petits États insulaires en développement pour le développement durable mondial.

Une biodiversité unique

La biodiversité insulaire est essentielle à cet égard. De nombreuses îles et de nombreux archipels ont développé une biodiversité unique au fil des temps, avec un fort taux d’endémisme et des défis particuliers en termes de conservation, les espèces sur les petites îles étant particulièrement vulnérables face au risque d’extinction.

Les moyens de subsistance et les identités culturelles des insulaires ont toujours été inextricablement liés à la biodiversité. Cependant, en présence des populations et de la biodiversité connexe – cultures, bétail et parasites – le risque d’extinction de la biodiversité autochtone est particulièrement élevé, et de nouvelles communautés d’espèces ont largement remplacé la biodiversité insulaire autochtone dans bien des endroits. Aujourd’hui, le changement climatique, les catastrophes naturelles et les inégalités de développement menacent la durabilité des communautés humaines sur les îles comme de la biodiversité insulaire.

L’UNESCO s’efforce de relever ces défis. Le sous-Réseau mondial des réserves de biosphère insulaires et côtières (20 membres) et le Réseau des réserves de biosphère du Pacifique (10 membres) appartiennent au Réseau mondial des réserves de biosphère dans le cadre du Programme sur l'Homme et la biosphère de l’UNESCO. En outre, la Convention du patrimoine mondial inclut de nombreux sites naturels insulaires.

La Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO renforce les capacités de direction des directeurs d’instituts en sciences marines et côtières, l’accent étant mis sur les petits États insulaires en développement, où les moyens d’existence dépendent largement des ressources marines.

© Dieufort Deslorges. Réserve de biosphère de la Selle, Haïti. La pêche est ici l'une des activités économiques les plus importantes.


Le Système d'informations biogéographiques relatives aux océans de la Commission océanographique intergouvernementale est une porte d’entrée sur les données et informations biogéographiques et relatives à la biodiversité des océans du monde qui établit et entretient une alliance mondiale de plus de 500 institutions dans 56 pays, y compris des petits États insulaires en développement.

© Paul Diamond. Les parties prenantes d'un atelier Sandwatch mesurent les courants littoraux, Seychelles.


L’UNESCO agit également à travers des initiatives telles que « Climate Frontlines » et Sandwatch, en vue de renforcer les capacités des insulaires et de mettre en place des réseaux qui aident les communautés à s’organiser elles-mêmes et à créer leurs propres ressources proches de leur culture et judicieuses sur le plan scientifique. Certaines de ces initiatives visent à conserver la biodiversité insulaire.

Dans toutes ces activités, l’UNESCO s’emploie à collaborer avec l’ensemble de ses partenaires en vue de la mise en œuvre du Programme d'action pour le développement durable des petits États insulaires en développement, et l’Organisation contribue pleinement à préparer une troisième Conférence internationale des petits États insulaires en développement réussie.

À l’heure où nous élaborons le programme de développement pour l’après-2015, nous devons reconnaître l’importance de la biodiversité insulaire et agir de concert pour assurer la conservation de cette ressource naturelle précieuse et irremplaçable, qui est à la base du bien-être de l’être humain.

 

     Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO,
     à l'occasion de la Journée internationale de la diversité biologique 2014
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