(copy 1)

Risks were assessed in this school in Laos as part of a VISUS methodology pilot project. © UNESCO / J. Torres

« Vivre pour raconter »

Les catastrophes engendrées par des risques naturels affectent chaque année des millions de personnes dans le monde. La perte de vies humaines qui en résulte est tragique et met en évidence les failles communes à toutes les sociétés. Les catastrophes influent également sur le développement, car on estime qu’elles entraînent chaque année des pertes économiques de 250 à 300 milliards de dollars des États-Unis, chiffre qui est appelé à augmenter compte tenu des pressions croissantes qu’exercent les changements climatiques, la surpopulation et l’urbanisation.

En réponse, il a été conclu, en 2015, des accords historiques tels que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Accord de Paris sur les changements climatiques. On peut également citer le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes 2015-2030, adopté à Sendai (Japon), qui examine les progrès accomplis dans le monde en matière de prévention des risques de catastrophe et désigne les mesures prioritaires à prendre.

L’UNESCO intervient à tous les niveaux, prônant la sensibilisation aux risques, la prévention et la préparation, encourageant l’apprentissage et renforçant les capacités. Opérant à l’interface entre les sciences naturelles et sociales, l’éducation, la culture et la communication, elle s’emploie à renforcer la résilience des sociétés par l’alerte précoce, le renforcement des capacités, le partage des connaissances, la création de réseaux et le conseil stratégique, collaborant avec les gouvernements, la société civile, les institutions de recherche, d’autres organismes des Nations Unies et organisations internationales, et tous les acteurs clés.

Cette Journée internationale de la prévention des catastrophes est une occasion de mobiliser le monde à l’appui du nouveau programme. Il nous faut, pour cela, susciter une nouvelle prise de conscience et mettre en commun nos expériences afin de montrer que chaque pays peut prévenir les risques. À cette fin, l’UNESCO dirige des ateliers consultatifs régionaux pour mieux faire comprendre les priorités et les besoins locaux en matière de prévention des risques de catastrophe, car il nous faut travailler selon une approche ascendante, avec les sociétés du monde entier, pour produire un effet significatif et durable. Tel est le message de l’UNESCO à l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes.

     Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes 2016

Activités de l'UNESCO

Faits et chiffres

  • Plus de 226 millions de personnes sont touchées par des catastrophes chaque année. Au cours des 40 dernières années, la plupart des 3,3 millions de décès causés par des catastrophes se sont produits dans les pays le plus pauvres.
  • Plus de 680.000 personnes sont mortes lors de tremblements de terre entre 2000 et 2010. La plupart de ces décès, dus à des bâtiments mal construits, auraient pu être évités.
  • Moins de 0,7% de l'ensemble de l’aide humanitaire est investi dans la prévention des catastrophes, bien que chaque dollar dépensé pour la préparation permette d'économiser 7 dollars en réponse post-crise.
  • 4.130 catastrophes naturelles ont été enregistrées à travers le monde entre 2002 et 2011, entrainant plus de 1,117 millions de décès et une perte minimum de 1,195 milliard USD.
  • En Asie de l'Est et dans le Pacifique, les risques de mourir des conséquences d'inondations ou de cyclones ont diminué des deux tiers depuis 1980.

Publications

Vers des constructions sans ingénierie plus résilientes
Lancement officiel : 20 octobre 2016

Aujourd'hui, plus de 90% de la population vivant dans les régions exposées aux séismes vivent et travaillent dans des bâtiments informels (sans ingénierie); de fait leur effondrement est la cause de la plupart des pertes de vies pendant les tremblements de terre. Ces deux publications fournissent une nouvelle approche, attentive aux spécificités culturelles, pour construire et reconstruire des structures plus sûres. Suite à la publication de lignes directrices techniques en 2014, la publication Towards Resilient Non-Engineered Construction (Vers des constructions sans ingénierie plus résilientes) couvre un plus large éventail d'aspects sociaux, économiques et administratifs pour faciliter la définition de politiques et la prise de décision.

A la une