"Great Green Wall" Against Desertification © Al Cahen / SIPA

Notre terre. Notre foyer. Notre avenir.

Telle doit être notre devise aujourd’hui – en particulier dans le cadre de la lutte contre la désertification.

Le rôle des changements environnementaux dans les migrations et le déplacement des populations dans le monde est de plus en plus évident. Le nombre extrêmement important de « réfugiés environnementaux » est désormais régulièrement présenté comme l’une des possibles conséquences les plus dramatiques du changement climatique et de la désertification. Et ce nombre ne fera qu’augmenter. D’ici à 2030, le Secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification a prévenu que 135 millions de personnes risquaient d’être déplacées à cause de la désertification, et que l’on s’attend à ce que 60 millions de personnes quittent l’Afrique subsaharienne pour gagner l’Afrique du Nord et l’Europe.

Ces prévisions montrent que les régions arides et semi-arides devraient être les plus touchées par la désertification et les mouvements de population. Les populations rurales, qui s’appuient sur des moyens de subsistance pastoraux, sur l’agriculture et sur les ressources naturelles, seront fortement exposées en raison des vulnérabilités existantes, notamment la pauvreté, les faibles niveaux d’éducation, le manque d’investissements, l’éloignement et l’isolement.

Nous devons contrer ces tendances, et cela suppose d’agir à deux niveaux.

© Commission du Bassin du Lac Tchad

Tout d’abord, nous devons gérer correctement les terres, car cela est essentiel pour prévenir leur désertification et maintenir leur productivité. La réserve de biosphère de l’UNESCO des Bardenas Reales, en Espagne, montre que la gestion éclairée des terres arides, basée sur l’alternance entre l’utilisation pastorale, les cultures et les périodes de jachère, permet non seulement de freiner la désertification mais aussi d’inverser le processus et de restaurer les terres dégradées. C’est la raison pour laquelle le Programme hydrologique international de l’UNESCO est si déterminé à renforcer les capacités et à fournir des orientations stratégiques et des instruments pour relever les défis liés à la sécheresse et à la désertification, en particulier en ce qui concerne la gestion des ressources en eau, par le biais du Réseau mondial d'information sur l'eau et le développement dans les zones arides (G-WADI).

Deuxièmement, nous devons renforcer la résilience des populations vulnérables en appuyant les moyens de subsistance alternatifs pour rompre le cercle vicieux de la désertification et de ses conséquences socioéconomiques qui entraînent souvent des migrations. En cherchant à encourager l’éducation et le renforcement des capacités dans les domaines de la science, de la technologie et de l’ingénierie dans les pays vulnérables, aussi bien pour les filles que pour les garçons, le Programme international relatif aux sciences fondamentales de l’UNESCO s’efforce de créer de nouvelles opportunités d’emploi pour les jeunes et de réduire la dépendance envers les sources de revenus tributaires du climat, afin d’offrir aux individus un avenir résilient chez eux.

© UN Photo/ Even Schneider
Jardin potager d'oignons et de manioc, Sénégal.

En ce jour, nous devons prendre conscience que la désertification est un phénomène mondial qui constitue une menace pour tous les habitants de la planète, et nous devons commencer à agir à l’échelle mondiale afin de bâtir un avenir durable et stable pour tous.

  Nous sommes également résolus à renforcer la coopération contre la désertification, les tempêtes de poussière, la dégradation des terres et la sécheresse et à promouvoir la résilience et la réduction des risques de catastrophe     

Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030, §33 (pdf)

 

Les zones sèches dans le monde