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Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale de l'océan 2017

Notre océan, notre avenir

Cette année, nous célébrons la Journée mondiale de l'océan avec la toute première Conférence des Nations Unies sur l’océan. Cette manifestation inédite rassemble des chefs d’État, de hauts dignitaires et des acteurs du monde entier, en vue de nouer des partenariats et de renforcer les engagements nécessaires à la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable (ODD) 14 du Programme de développement durable à l'horizon 2030, tendant à conserver et exploiter de manière durable un océan qui donne à l’humanité les clés de sa survie, de l’oxygène à un climat qui fonctionne bien, en passant par les éléments essentiels de notre patrimoine naturel et humain.

 
 

Un océan sain nécessite de solides connaissances mondiales des services océaniques. On ne peut gérer ce qu’on ne peut mesurer, et aucun pays seul n’est capable de mesurer la myriade de changements de l’océan.

À cette fin, nous devons cultiver, mobiliser et mettre à profit les meilleures connaissances scientifiques.

Un océan sain nécessite de solides connaissances mondiales des services océaniques. On ne peut gérer ce qu’on ne peut mesurer, et aucun pays seul n’est capable de mesurer la myriade de changements de l’océan. Des Fidji à la Suède, de la Namibie à l’Arctique, tous les gouvernements et partenaires doivent échanger leurs connaissances afin d’élaborer des politiques communes fondées sur la science.


Tel est l’objectif du Rapport mondial sur les sciences océaniques, lancé par l’UNESCO lors de la Conférence des Nations Unies sur l’océan. Ce rapport indique pour la première fois où et comment les capacités existantes en matière d’océanologie autonomisent la société, protègent l’environnement et créent des connaissances pour permettre de conserver les ressources océaniques au bénéfice de tous. Notre message est clair : beaucoup a été fait pour promouvoir et financer l’océanologie, mais il faut faire bien plus encore pour combler les écarts en termes de capacités.

Le statu quo ne suffit pas pour accomplir l’avenir que nous voulons d’ici 2030. Réaliser l’ODD 14 exige de nouvelles solutions scientifiques et leur transformation en stratégies et décisions éclairées. C’est pourquoi l’UNESCO et ses partenaires recommandent que 2021-2030 soit la Décennie internationale de l’océanologie au service du développement durable, afin d’offrir aux gouvernements, à la communauté scientifique, à la société civile et à tous les autres acteurs un cadre pour coordonner et consolider les observations et les recherches nécessaires pour atteindre l’ODD 14.

Nous invitons toutes les personnes intéressées à nous rejoindre et à contribuer à transformer les idées en un vaste plan d’action concertée, assorti de buts et de responsabilités partagés.

La Journée mondiale de l'océan est l’occasion pour nous tous de prendre la mesure des défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés en matière de développement durable et d’unir nos forces en faveur de l’océan dont nous avons besoin pour l’avenir que nous voulons.

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L'UNESCO en action

Événements

Activités

  

Faits et chiffres

  • L’océan recouvre 71% de la planète. Seul 1% de l’océan est protégé aujourd’hui.

  • Selon les estimations, 50 à 80% de la vie sur Terre se trouve sous la surface de l'océan, qui constitue 90% de l’espace habitable de la planète. Moins de 10% de cet espace a été exploré.

  • De minuscules plantes marines appelées phytoplancton produisent la moitié de l’oxygène de l’atmosphère par photosynthèse.

  • L’océan contient 96% de l’eau de surface de la Terre, le reste étant de l’eau douce trouvée dans les glaces, lacs et rivières.

  • L’océan absorbe environ 25% du CO2 ajouté à l’atmosphère à cause d’activités humaines chaque année, réduisant fortement l’impact de ce gaz à effet de serre sur le climat.

  • L'ensemble des écosystèmes côtiers agissant comme des puits de carbone, tels que les mangroves, les marais salants et les prairies sous-marines, peuvent contenir une quantité de carbone 5 fois supérieure à celle contenue dans les forêts tropicales.